Ouganda - 1ère partie : des sources du Nil à Fort Portal en passant par Murchinson Falls NP
Mercredi 7 décembre
Nous faisons un départ plutôt tranquille pour récupérer des derniers jours assez fatigants de safari. Nous reprenons la route car aujourd'hui nous devons passer la frontière pour l'Ouganda. La route continue à serpenter parmi les innombrables plantations de thé à plus ou moins grande échelle. Puis, la route quitte les montagnes et descend dans une grande plaine. Toute la région est cultivée sur la moindre parcelle de terrain. Forcément, beaucoup de monde que cela soit dans les villages ou sur la route. Dans un village on découvre des champs entiers en pleine moisson. Mais ici, tout est fait à la main alors on retrouve plein de monde dans les champs, c'est très colorés avec les habits bariolés des femmes. Les moissonneurs regroupent leur récoltes en plusieurs tas tandis que certains surveillent ou se reposent dans des petites huttes. Une très jolie scène champêtre.
Nous arrivons vers midi à Kisumu, la troisième ville du Kenya, située au bord du lac Victoria. Nous profitons d'être dans une grande ville pour aller à une boutique Orange, car je dois réactiver la ligne de ma clé 3G. David se gare sur un côté tandis que je vais dans la boutique. Au bout de quelques minutes je ressors et là, je vois David au volant qui me fait des signes vers les roues. Je pense qu'il veut que je vérifie s'il a un pneu crevé car souvent, des gens qui veulent faire diversion pour voler invoquent ce prétexte. Mais non, c'est autre chose, à ma garnde surprise, je découvre un sabot attaché au pneu. Et là David m'explique qu'on vient de lui fixer, il n'a pas bien compris mais une grosse mama avec un gilet fluo est venue le voir en lui disant des choses qu'il n'a pas comprises. Il a tenté de lui faire comprendre qu'il ne parlait pas anglais et qu'il m'attendait mais trop tard, quelques minutes après il se retrouvait avec cet appareil accroché au pneu.
Je suis super énervée, ça n'a duré qu'un instant, même pas un quart d'heure et comme par hasard c'est tombé sur nous, les musungus, c'est à dire les blancs. Je finis par retrouver la mama en question. J'essaie de lui expliquer la situation mais elle n'est pas du tout commode, je dirais même qu'elle est dédaigneuse. Comme beaucoup de gens qui ont une parcelle de pouvoir, elle veut montrer que elle l'a et pas moi. Devant une telle attitude et autant de mauvaise foi, et contrairement aux règles de patience avec le sourire qu'on essaie d'adopter dans ce genre de situation, je lui montre ma colère et je fais part de mon mécontentement avec un anglais qui n'a jamais été aussi fluide ! Bref, il faut qu'on aille payer une amende au siège de la police municipale et après on pourra nous enlever le sabot. Bien sûr on ne sait pas où c'est et on décide que David restera dans la voiture pour surveiller tandis que j'essaierai de résoudre tout ça au commissariat. Je retourne à la boutique Orange et je demande à la vendeuse où se trouve le commissariat. Elle m'explique, j'irai à pied. Arrivés là bas, je leur explique la situation et je leur répète que je suis sûre qu'on a été trés vite réprimandés parce qu'on était une cible facile. Ils s'empressent de m'assurer qu'en aucun cas ça ne peut être parce qu'on est musungu mais moi, ça ne m'empeche pas de penser le contraire. Toujours est-il que je paye une jolie amende de 4000 Shillings et que je repars avec un joli papier. Revenue à la voiture je le montre à la fameuse mama et jen profite pour en remettre une couche. Elle est toute fière quand elle dit que maintenant elle peut appeler la brigade qui enlève les sabots. En attendant, j'en profite pour faire les courses de ravitaillement dans le quartier. Comme tout le monde a assisté plus ou moins au spectacle, tout le monde me damnde ce qui se passe et je me fais un plaisir de leur expliquer ma version de l'histoire. Au bout d'un quart d'heure, toujours personne, je repars voir la mama qui soi-disant rappelle. Un quart d'heure de plus et toujours rien, je retourne voir la mama qui la ramène moins surtout quand je lui dit qu'ils sont comme pr hasard, plus rapides à dégainer qu'à rengainer ce qui démontre, à mes yeux bien sûr, que j'ai raison ! Bref, aprèsune attente bien trop longue à notre goût, nous repartons enfin de Kisumu. Nous avions prévu d'aller voir le lac Victoria de plus prés mais vu l'hospitalité locale, nous nous contenterons de l'apercevoir de loin. Ce petit épisode nous a quand même coûté un heure et demie sans parler de l'amende !
Nous rejoignons l'axe principal Kampala - Nairobi et autant vous dire qu'il est très fréquenté, principalement par les camions de marchandises et les bus. La conduite est plus que sportive et c'est soulagé que nous arrivons quand même à la frontière de Busia, il y a beaucoup de monde et c'est plutôt le bordel. On finit par trouver nos marques et patiemment on passe à chaque bureau pour faire les formalités. On est super contents quand on passe les douanes en réussissant à éviter la taxe routière de 40USD par mois passé au Kenya sans parler de l'amende de 2USD par jour qui nous pendait au nez car on ne s'était pas aquitté de ce droit. Mais la douanière n'avait pas l'air d'être très au top sur ce sujet et on a suffisamment insisté mais pas trop quand même sur le fait que nous étions arrivés au Kenya depuis quelques jours à peine. Bref, tout s'est bien passé.
Côté Ouganda, c'est nettement mieux organisé. Tous les changeurs d'argent officiels ou aide officiels ont des gilets. On effectue les visas sur place et pour la taxe pour la voiture, pas de transaction directe d'argent : on doit aller à une banque à côté pour payer et une fois qu'on a le récépissé du versement on peut récupérer les papiers pour la voiture. Impeccable, comme une lettre à la poste sauf qu'en partant, une policière nous demande notre assurance, et là je reconnais un gars qui avait voulu nous vendre l'assurance nationale alors que nous sommes déjà assurés. Il s'ensuit une discussion acharnée car ils ne veulent pas reconnaitre notre asurance. On va jusqu'au bureau du chef qui sent le pourri à plein nez : il nous propose royalement 120UD pour 4 mois qui est le forfait minimum alors qu'on reste que 2 semaines. On sort du bureau en leur disant qu'on ne paiera rien dutout. Bien sûr, la policière est toujours là et le gars de tout à l'heure vient vers nous en nous proposant un arrangement ! La situation est bloquée quand un des douaniers à qui on a eu affaire nous reconnait et demande pourquoi on est toujours là. On lui montre notre assurance en lui expliquant la situation qui ne lui plait pas dutout et il ordonne à la policière de nous laisser passer en disant que tout est en règle, vraiment très sympa pour nous. Visiblement, la lutte contre la corruption a encore du chemin à faire même si en Ouganda ça a l'air de vouloir fonctionner.
La route est nettement meilleure et il y a moins de monde. On espère rattraper un peu tout ce temps perdu et arriver à Jinja avant la nuit.
Les zones humides après la frontière
Mais finalement la nuit tombe et conduire dans ces conditions c'est vraiment très difficile. On essaie de ne jamais conduire de nuit car c'est très dangereux mais on ne peut pas toujours viter cette situation. En plus, c'est une double voie, ce qui en temps normal nous aurait ravis mais ce n'est pas le cas maintenant. Et puis, un peu avant Jinja, la circulation est stoppée net : bouchons sur les 2 voies et ça n'avance pas du tout. On met plus d'une heure pour faire 1 kilomètre. On arrive péniblement quitter la route principale pour emprunter la piste qui mène à notre camping. Il faut encore faire preuve de beaucoup d'attention car la piste est étroite et beaucoup de monde l'emprunte à pied, à vélo ou à moto et la plupart du temps sans lumière ! C'est donc exténués mais soulagés, qu'on débarque à notre backpacker où nous passerons la nuit à l'aplomb des rives du Nil Victoria qu'on devinera à peine dans l'obscurité. On arrive de justesse pour pouvoir commander quelque chose à manger sur le pouce et c'est là qu'on apprend que notre méga bouchon est dû aux travaux effectués sur l'unique pont qui enjambe le Nil alors le trafic est réduit à une seule voit, et 5 voitures à la fois maximum ! Il va falloir intégrer cette nouvelle donne pour rejoindre Kampala demain.
Jeudi 8 décembre
Aujourd'hui grasse mat, enfin presque,il faut bien ça pour se remettre de notre journée d'hier. On profite d'être installé dans un bon backpacker avec internet et surtout du cadre : la salle de bains donne direct sur le Nil Victoria ! La plupart de ceux qui viennent ici en profitent pour faire du raft sur des rapides réputés dans le monde entier, mais ces sensations fortes ce n'est pas notre tasse de thé alors on se contentera d'admirer la belle vue que nous avons.
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On se décide quand même à partir. Première étape les Bujagali Falls, situées un peu plus haut sur la piste. Mais quand on arrive sur le site pour payer on nous prévient qu'il n'y a plus rien à voir depuis que le barrage a été mis en service l'an dernier. On s'y attendait et c'est malheureusement confirmé mais on apprécie leur honnêteté. Nous redescendons vers la ville de Jinja, où on écume les adresses de resto du guide pour essayer de déjeuner avec si possible vue sur les eaux qui attirent des gens du monde entier. On finit par trouver un établissement où on sera les seuls clients et où on devra attendre pas mal de temps avant de manger un bon poulet tandoori. Il fait chaud et lourd et on a droit à un bon orage tropical.
Enfin rassasiés, on part à la recherche des fameuses sources du Nil, disons plutôt que nous retrouvons une des nombreuses sources du Nil, révélées au monde occidental par l'explorateur Speke, comme source du Nil Victoria, le fleuve qui part du lac Victoria et devient ensuite le Nil qui se jette en Méditerranée.
Les sources du Nil Victoria et le lac du même nom au fond
On prend ensuite la route pour Kampala, la capitale. Au fur et à mesure que nous avançons, le traffic se fait de plus en plus dense et donc de plus en plus délicate, pour se transformer en bordel innommable quand on arrive sur Kampala. Heureusement, Jeannette nous guide sans problème et on arrive à notre backpacker en fin d'après-midi. Sur place, pas mal de monde et d'autres voyageurs comme nous : 2 camions immatriculés en Allemagne, avec à bord de l'un d'eux, un couple d'Israéliens avec qui on discute pas mal.
De pauvres vaches ankoles perdues dans les embouteillages monstres de Kampala
Vendredi 9 décembre
Lever tranquille. On profite de cette journée au programme plutôt calme pour faire pas mal de rangement, lire et envoyer des mails et discuter avec nos voisins Israéliens pour s'échanger des tuyaux et autres infos intéressantes, eux remontent alors ue nous nous redescendons. Ils sont au courant de notre mésaventure au Kenya, ils l'ont apprise au fin fond du Malawi par des italiens , la force du tamtam internet ! Forcément ils veulent savoir ce qui s'est vraiment passé car ils vont devoir choisir un itinéraire pour remonter vers l'Ethiopie s'ils arrivent à avoir ce satané visa dont les règles d'obtention ont complétement changé dernièrement et qui complique beaucoup la vie des voyageurs transafricains. On leur donne aussi l'adresse de Jungle Junction chez Chris à Nairobi car ils vont peut-être y faire une halte pour leur visa ethiopien. On leur fait "visiter" notre installation car notre Totoy leur fit très envie car il est compact. Et nous, nous visitons leur camion car il nous fait très envie car il est tellement spacieux par rapport à nous !
Puis nous partons faire notre ravitaillement dans plusieurs centres commerciaux de la capitale pour trouver les produits qui nous manquent. On écume plusieurs supermarchés principalement pour essayer de trouver de la viande sous-vide mais ils ne sont pas aussi bien fournis que ceux de Nairobi. On fait également le plein de carburant, le plein d'eau pour être prêt pour le départ demain car les villes, ce n'est pas ce qu'on préferre.
Nous passons ensuite la soirée chez Jean Yves et sa femme Soline. Nous ne les connaissons pas, c'est Bruno, un ami à eux, qui nous suit sur internet depuis notre aventure de KapSud, qui nous a donné ce contact et nous l'en remercions vivement. Jean Yves travaille à l'ambassade de France et suit de près l'actualité du pays, ce qui est toujours intéressant à connaitre. Comme tout ça s'est décidé à la dernière minute, ils ont un peu chamboulé leur emploi du temps pour nous inviter au repas de ce soir car ils rentrent pour quelques jours en france et c'est vraiment sympa de leur part.
On passe une très bonne soirée à partager nos expériences forcément différentes car eux vivent dans des pays étrangers alors que nous nous nous contentons d'y voyager. Ils nous expliquent leur vie d'expatriés et nous parlent de l'Ouganda qu'ils ont appris à connaitre depuis un an et demi. Un pays en grand changement qui essaie de tourner la page des horribles années de dicatture et de guérilla qui l'ont rendu tristement célèbre. Heureusemnt, aujourd'hui, l'Ouganda ce n'est plus ça, toute la population n'aspire qu'à plus de paix, de sécurité et une vie décente. Ils misent beaucoup sur l'éducation et de nombreux investisseurs étrangers parient sur ce pays renaissant. Et puis il y a aussi les dernières découvertes de pétrole qui amènent un grand espoir de richesse et de développement, espérons qu'ils sauront en faire bon usage. Ils nous mettent aussi en garde contre les quelques problèmes on peut être confrontés. En cas d'accident, surtout ne pas s'arrêter mais continuer et aller au prochain poste de police, car la foule s'embrase facilement et peut être très vindicative et la justice populaire est une réalité ici, comme dans beaucoup de pays africains d'ailleurs. Et puis il y a les boda-boda, les taxis moto, qui sont une confrérie trés puissante en Ouganda et mieux vaut ne pas avoir de problèmes avec eux. Mis à part ça, en respectant les règles habituelles de vigilance, le pays est très tranquille et très agréable à vivre et à visiter avec des gens particulièrement hospitaliers : il nous tarde de nous en rendre compte par nous même !
Nous prenons congés de nos hôtes, en les remerciant encore une fois de nous avoir invités à passer une si agréable soirée. Rouler de nuit à Kampala ne pose pas de problème particulier et Jeanette nous reconduit sans peine à notre backpacker.
Samedi 10 décembre
Finalement pas de départ matinal car de nouveaux voyageurs sont arrivés et on discute un bon moment, ils vont au Sud Soudan pour découvrir ce tout nouveau pays. On part vers 11 heures mais le trafic est très dense, à la limte des ros bouchons et n met pas mal de temps poursortir de la capitale. Au début, la route est farcie de nids de poule plus ou moins grands puis le bon goudron fait enfin son apparition. Nos amis d'hier soir nous avaient prévenus : c'est la municipalité de Kampala qui gère les routes de la ville sur une vingtaine de kilomètres alentours et c'est malheureusement peu ou pas entretenu. Par contre, après, ce sont les routes nationales, dont la plupart ont été refaites récemment par les chinois ou avec les aides européennes donc de très bonnes conditions.
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On s'arrête au Zhiwa Rhino Sanctuary, mais juste pour déjeune. Ca a l'air d'une très bonne adresse pour s'arrêter. Il fait très chaud et on apprécie cette halte. On enchaine ensuite avec la route pour les chutes de Karuma Falls. La route est longue et plutôt ennuyeuse mais les chutes sont très belles. Mais difficile de s'y attarder car l'armée est très présente pour garder le pont. En effet, quelques années auparavant, la région était sous contrôle des rebelles de la LRA et il y a eu beaucoup de lutte armée dans le coin. Le pont de Karuma représentait un point névralgique et lorsque les militaires l'ont repris, cela a porté un coup fatal à la rebellion. Depuis les militaires sont toujours dans le coin et il est formellement interdit de prendre des photos du pont. On réussit quand même à voler quelques photos des chutes qui sont très jolies.
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| Les rapides bouillonnants des Karuma Falls |
Plus loin, nous quittons la route pour prendre une piste ui nous amène au Murchinson Falls national Park par le nord. Nous n'avons pas franchi de gate mais ça fait un moment qu'on roule dans le parc et pourtant, aucun animal en vue. Espèrons que cela va changer ! La lumière de fin d'après-midi mert particulièrement en valur les paysages que nous traversons. il est temps de trouver un endroit pour dormir. Il y en a un seul, c'est un camp tenu par Backpackers qui est aussi présent dans Kampala. Mais il est loin d'être terminé ! Heureusement, il y a quand même du monde pour s'en occuper et puis on est quand même très autonome donc cela fera l'affaire et on passe une bonne soirée autour du feu de camp.
Paysages de savane déséchée au nord du Murchinson Falls NP
Dimanche 11 décembre
Lever tôt pour entrer dans le parc : mauvaise surprise, la voitute coûte 150 USD car c'est une voiture immatriculée à l'étranger ! Mais c'est un forfait, ce n'est pas par 24 heures, alors il va falloir reconsidérer notre itinéraire en fonction de cette nouvelle donnée ! Ce mauvais moment passé, nous pouvons apprécier la beauté des paysages : de la savane aux herbes joliment jaunies parsemée plus ou moins régulièrement d'arbustes ou de palmiers. Et au milieu de cette végétation évoluent des girafes, des topis, des gazelles et, nouveauté pour nous, des cobes ougandais.
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| Un joli bestiaire se profile à l'horizon |
Nous trouvons ensuite une toute nouvelle piste qui vient d'être ouverte il y a à peine 5 jours, et qui nous mène en haut des chutes Mrchinson. Le lieu vient d'être emménagé et on peut descendre de la voiture faire une petite ballade pour admirer le Nil Albert et ses fameuses chutes. Après cette petite promenade, on commence notre game drive dans la partie nord de la rive du Nil, réputée pour son abondante faune.
Les palmiers sont de plus en plus présents dans la savane. Le lac Albert commence à se laisser deviner à l'horizon. Encore une fois, l'Afrique nous dévoile de fabuleux panoramas dont elle a le secret. Non seulement les paysages sont magnifiques, mais les animaux sauvages sont bien représentés, particulièrement quand on se rapproche du lac car le soleil est à son zénith et la chaleur se fait bien sentir. Nous découvrons des buffles, des hippopotames, des éléphants et même les gracieuses grues courronnées qui sont l'emblème de l'Ouganda.
Au milieu de ces scènes animalières, on ne s'attendait pas à voir des hommes en train de pêcher sur le lac. On trouve même parfois des restes de feu de camp probablement allumés par ces pêcheurs.On essaie de longer le lac au maximum en prenant une petite piste. Mais celle-ci s'enfonce de plus en plus dans les hautes herbes et des marécages commencent à faire leur apparition, à la première occasion, on se rapartie sur la piste principale. En fait, nous sommes au coeur du delta, là où le Nil Albert se jette dans le lac éponyme. Ce triangle n'est pas bien grand mais il est vraiment très riche en vie animale.
Après en avoir fait le tour, on décide de passer de l'autre côté du Nil. Pour cela, il faut se rendre à l'embarcadère pour prendre le ferry, unique moyen de traverser le Nil Albert. Comme la barge n'est pas là, on en profite pour faire une petite boucle près du Paraa Safari Lodge pour attendre et on a la joie de découvrir une variété de singes qu'on avait encore jamais vue : les patas monkey. Ils sont de la même stature à peu près que les vervet monkeys et sont reconnaissables à leur toupet rouge au dessus de leur tête.
Revenus à l'embarcadère, nous voyons arriver le ferry arriver de la rive d'en face. Cela nous donne l'occasion de voir la force du courant à cet endroit. Puis c'est à notre tour de monter. Traverser le Nil ainsi, cela nous donne la sensation de partir à l'aventure, un voyage dans le voyage en quelque sorte.
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| Prendre le ferry, c'est un voyage dans le voyage |
Comme il est encore tôt pour sortir du parc, on décide de prendre la piste du sud pour aller voir les chutes mais de l'autre côté. Mais c'est plus loin qu'on pensait et on met pas mal de temps pour les rejoindre. Maintenant qu'on est là, on va quand même en profiter pour admirer les chutes du sommet. Dans un nuage d'humidité, on distingue la faille dans laquelle s'engouffre cette masse énorme d'eau dans un vacarme incroyable. C'est un spectacle étonnant. Cela nous motive pour faire la croisière qui nous emmènera au pied des chutes.
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| Une rupture totale, le Nil passe d'une centaine de mètres de larges, à quelques mètres seulement |
Cette fois-ci, il est tard et il faut qu'on se presse pour sortir du parc avant la fermeture des barrières. On est à la bourre, ça change ! On arrive quand même au camping qu'on avait repéré mais il est assez décevant du point de vue des installations sanitaires. Quand on arrive au camping il fait nuit mais on reconnait le camion des israéliens. On s'installe tranquillement pour se faire à manger. Dans la soirée, une genette passe furtivement à côté de nous sûrement pour aller chercher sa pitance.
Lundi 12 décembre
On se lève super tôt ce matin car notre objectif est de prendre le ferry pour revenir au petit matin dans la zone du delta du Nil qu'on a déjà exploré hier et qui semble très attractive pour la faune locale. Mais quand on arrive le ferry n'est pas là et il se trouve même qu'il saute carrément une heure ! On est très énervé de s'être levé si tôt pour rien mais de toute façon tout ce qu'on a à faire c'est attendre et espérer qu'il vienne l'heure d'après. Avec une heure de retard, nous mettons donc le pied, enfin disons, le pneu sur la rive nord du Nil. Cette fois-ci, nous explorerons egalement la piste du milieu du delta c'est à dire la Queen Track. La piste s'avère très agréable, nous laissons découvrir de nouveaux paysages.
Après un pique-nique sur le pouce, à l'ombre d'un groupe de palmiers bienfaiteurs, nous revenons à l'embarcadère du ferry. Cette foic-ci, nous allons troquer un safari en voiture contre une ballade en bateau pour voir les chutes de Murchinson d'en bas. Cette croisière est organisée par le Paraa lodge et un guide commente la promenade.
On est à peine sortis du quai que le bateau stationne pour nous laisser un énorme éléphant mâle, à moitié enfoui dans les marécages et qui se délecte d'herbes aquatiques. Il est énorme et pourtant, pour une fois, on peut le contempler de haut. Ce changement de perspectives nous permet d'apprécier sous un nouveau jour la puissance et la délicatesse dégagées par cet extraordinaire animal qu'est l'éléphant. Quelques mètres plus loin, ce sont les hippopotames qui font le spectacle et pourtant, on est à quelques encablures seulement de l'embarcadère, à ce rythme là, on n'est pas arrivés ! Le bateau prend enfin le large, nous laissant admirés les berges à la végétation luxuriante du fleuve. Comme nous sommes en fin d'après-midi, les animaux viennent boire petit à petit. Le bateau n'est pas très bruyant et on peut apprécier à sa juste mesure la majesté des lieux. Les hippopotames sont quasiment partout dès que les rives sont facilement accessibles. Nous voyons aussi à plusieurs reprises des éléphants qui viennent boire et aussi jouer dans l'eau. Et puis il y a aussi des giarfes, des buffles, des waterbucks, ... et surtout des oiseaux, beaucoup d'oiseaux de toutes sortes, aquatiques ou pas, échassiers, sternes, hérons, aigrettes, cormorans, martin-pêcheur ... la liste est longue. A un moment on passe juste à côté de petites falaises. elles sont percées par des centaines de trous : ce sont les nids des guépiers multicolores. Le va et vient incessant de ces oiseaux très actifs et très rapides est un véritable ballet de couleurs virevoltantes.
Puis de l'écume commence à apparaitre à la surface de l'eau, les chutes ne sont plus très loin. Le courant se fait sentir de plus en plus et le bateau résiste comme il peut. La vue est superbe et ces chutes vraiment impressionnantes, elles constituent sans aucun doute le clou du spectacle. Mais il est déjà l'heure de repartir, nous faisons demi-tour et pouvons de nouveau admirer le spectacle de la vie sauvage aux abords du fleuve, des scènes de toute beauté dont on ne se lasse pas au contraire !
Cette croisière a été un grand moment, en plus très reposant ce qui est d'autant plus appréciable. Elle a été très bien organisée, tant au niveau de la logiqtique que des commentaires avisés du guide et le bateau était aussi très confortable. Vraiment, on ne peut pas venir au Murchinson Falls NP sans faire la croisière du Paraa Lodge, ce serait passer à côté de l'essence même de ce parc.
Nous reprenons de nouveau le ferry pour revenir du côté sud du Nil. Comme le camping d'hier n'était pas fantastique, on tente celui du Red Chili qui est à l'intérieur du parc. L'emplacement pour le camping n'est pas beaucoup mieux, il est un peu à l'écart, de l'autre côté de la route. Par contre, il y a un bar et un restaurant très animé alors ce soir, on met les pieds sous la table. Au moment de rentrer à la voiture, un gars du camping fait le tour des tables pour avertir qu'un hippopotame est en maraude dans le Camp et il faut donc être particulièrement vigilant et surtout ne pas rester sur son passage, si le cas se présente. Avec notre petite frontale chacun, on n'est pas bien armés pour affronter cette bestiole et forcément, je suis pas très rassurée car on a un bon bout de chemin à faire seuls et à pied.
On arrive près de la voiture sans encombre quand j'entends un grand bruit, je scrute les buissons autour de nous avec la frontale et de petits yeux luisants apparaissent sur une énorme masse : eh bien il est là notre hippo, vraiment pas loin. Je ne me fais pas priée pour monter dans la voiture et rester bien à l'abri de la betiole et des autres !
Mardi 13 décembre
Nous quittons le Murchinson Falls NP ce matin, mais avant nous repassons au premier camping pour dire au revoir et bonne chance à nos amis israéliens. Nous prenons ensuite une piste qui longe le lac Albert. La région est essentiellement rurale comme souvent, nous croisons les paysans qui se rendent à leur champ à pied, ou à vélo. Les plus chanceux parcourent cette piste tranquille à moto pouraller au village suivant probablement pour le marché du jour. La ballade est agréable mais on ne voit pas le lac Albert. Alors à un village, on décide de s'en approcher de plus près. Mais très vite, on se retrouve au milieu de la rue principale du village, une piste complétement défoncée, avec des échoppes et du monde partout qui forcément nous regardent avec des yeux eberlués ! On n'est pas très emballés non plus par cette situation incongrue et on essaie de s'en sortir au plus vite, se sentant aussi à l'aise qu'un chien dans un jeu de quilles. Et on repart sans avoir vu le lac. On roule maintenant dans une plaine assez dégagée où on découvre pas mal de champs de coton et justement dans l'un d'entre eux, c'est le moment de la récolte. On s'arrête et on discute un peu avec l'un des paysans qui vient nous voir. Tout le monde rigole à nous voir faire, encore plus quand je prends des photos.
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Une grande et belle piste s'offre à nous pour quitter le parc |
Tout le monde est réquisitionné pour la cueillette du coton |
Comme les gens du coin ont l'air sympa, on décide de tenter à nouveau notre chance un peu plus loin là où la carte montre une sorte de péninsule qui s'avance dans le lac. Toute la zone est très cultivée puis la piste s'élève un peu pour suivre le bord du lac qui en fait est assez loin. Toute la bordure est plantée de cocotiers et le bas-côté est tapi de papyrus et autres hautes herbes cachant sans doute des marais. On traverse ensuite tout un village et on finit par arriver à une très jolie plage couvertes de pirogues. Après le village des paysans, on arrive au village des pêcheurs. Forcément, notre arrivée ne passe pas inaperçue et une bande de gamins court vers nous. Ils sont bien sûr très excités par notre présence mais sont aussi très respectueux et après les présentations d'usages, notre petite bande nous abandonne pour jouer comme des fous dans l'eau et avec les pirogues. On reste un bon moment à observer leur petit manège. Non seulement le coin est superbe avec ses cocotiers sur la plage mais en plus il y règne une atmosphère paisible et joyeuse avec les cris et les rires de ces gamins jamais à courts d'idée pour s'amuser. Des femmes viennent faire leur vaisselle et chercher de l'eau, des pêcheurs viennent voir leur pirogue. Tout le monde nous salue en passant mais continue son chemin comme si de rien n'était. On ne pouvait pas rêver de meilleur endroit pour découvrir le lac Albert ! Mais nous devons partir alors on reprend la piste qui part ensuite dans les montagnes nous offrant un point de vue brumeux mais superbe sur les plaines environnant notre petit village de Butiaba avec le lac Albert pour ligne d'horizon.
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| Paysages tout simplement idylliques | |
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| Les enfants, avec leur enthousiasme habituel, accourent à notre arrivée | La mise à l'eau de la pirogue a été un grand spectacle, en tous cas pour nous ! |
Nous retrouvons provisoirement du goudron à Hoima et on profite de la petite ville pours'offrir un poulet grillé au resto. Comme à chaque fois, cette halte dure plus longtemps que prévu, alors quand on repart, il nous reste pas mal de route à faire. La piste s'enfonce deplus en plus dans les montagnes et la circulation est difficile par endroit à cause de l'état de la piste et du traffic parfois intense à certains villages. La végétation a change aussi. Nous sommes dans une région plus humide, très verte avec beaucoup de forêts, parfois de pins, parfois d'eucalyptus. Au creux des vallées souvent s'étalent de grandes zones humides couvertes de papyrus et signalées par des panneaux pour qu'on les respecte.
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La conduite est très spéciale sur ces pistes |
Des forêts d'eucalyptus font leur apparition |
Notre piste transversale rejoint la route bitumée qui mène à Fort Portal. On n'est pas mécontent de retrouver des conditions plus faciles pour circuler. La ville a l'air assez importante et surtout plutôt peuplée. Mais on n'est pas encore arrivés. Il faut de nouveau prendre une piste pour retrouver notre camping à une vingtaine de kilomètre de là. Tout le long, on peut voir des cultures en terrasse et surtout des plantations de thé. Mais on a pas trop l'occasion d'admirer les paysages car on est plus préoccuppés par la recherche d'un endroit où passer la nuit. On va voir 2 adresses mais elles sont pas supers. Heureusement notre troisième tentative est la bonne et ça tombe bien car la nuit vient de tomber. On peut même commander le repas, royal !
Nous suivons un camion de thé qui fait la collecte dans les plantations
Mercredi 14 décembre
Aujourd'hui, on s'est ménagé un programme léger, alors on prend notre temps pour se lever, pour faire du ménage dans la voiture et on a même la chance de pouvoir donné notre linge sale à laver. On est vraiment très bieninstallé, avec une belle vue sur le lac de cratère au dessous de nous.On se résout quand même à aller en ville pour faire le ravitaillement traditionnel en courses et en carburant. Il nous fut aussi changer de l'argent. Comme on est déjà au coeur de l'après midi, on en profite pour visiter un projet de jardin communautaire dont l'objectif principal est de sauvegarder les espèces locales et perpétuer les connaissances en matière de culture et de plantes médecinales. Le jardin est un peu à l'abandon mais le projet tente quand même de survivre avec les moyens du bord, leur obstination est louable.
Puis nous reprenons notre piste pour revenir à notre camping. On aime beaucoup ce coin, les paysages sont trés verdoyants et en tout cas très beaux. Les champs en terrasses alternent avec les plantations de thés et les forêts. Il règne ici, un je ne sais quoi, une atmosphère paisible empreinte de simplicité et de chaleur humaine, on se sent tellement bien qu'on a l'impression d'être chez nous.
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| La cueillette du thé se fait à la main | |
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| Le quartier général des porteurs de matoke, bananes utilisées comme légumes | De 6 à 8 régimes de matoke sont transportés sur chaque vélo ! |
Surprise quand on rentre à notre camping, un bus d'overlanders s'est installé, il y a plein demonde, adieu notre tranquillité, mais bon, ça fait aussi de l'animation et ça nous change un peu. Ce soir encore, ce sera apéro au bar et diner au resto, mais alors qu'on était tous seuls la veille, ce soir le restau est complet avec d'autres clients qui sont logés dans les bandas. Marrant de voir un tel changement de situation.
Jeudi 15 décembre
Après notre journée de repos d'hier, nous repartons en excursion. On avait prévu d'aller au parc de la forêt de Kibale pour découvrir la forêt équatoriale et surtout approcher des chimpanzés, mais vu le forfait d'entrée de la voiture, ce n'est plus d'actualité. Alors changement de progarmme, aujourd'hui nous allons essayer d'aller dans les montagnes de Rwenzory qui font la frontière avec le Congo et qui ont une végétation très spécifique. La région a été très agitée pendant de nombreuses années avec des bandits et des rebelles mais c'est maintenant beucoup plus calme alors direction Fort Portal et notre piste habituelle.
Passé Fort Portal, la piste grimpe de suite dans les montagnes, mais elle est en travaux d'élargissement alors finalement c'est moins pire que ce à quoi on s'attendait. Malgré tout, les paysages sont très beaux, différents de notre quartier général, moins doux, le relief s'accentue au fur et à mesure que nous avançons. Nous retrouvons même du goudron à notre grande surprise. Puis à Itojo, on bifurque sur une toute petite piste qui serpente dans les montagnes de plus en plus hautes. Très agréable de rouler dans cet environnement, à chaque virage on découvre de jolis panoramas avec parfois la surprise de distinguer une ferme perdue à flanc de montagne et de se demander comment font les gens pour y vivre. De temps en temps, la piste s'enfonce dans la forêt nous laissant ainsi apprécier de bons moments de fraicheur. Puis on redescend de l'autre côté. Mais arrivés en bas, surprise, la route est coupée, personne ne peut passer. Après plusieurs minutes d'attente on apprend qu'un arbre est tombé en travers et il va falloir plusieurs heures pour le dégager. On a quand même de la chance car on est juste à côté du Semliki NP où on peut faire des ballades à pieds à conditions d'être accompagn par un ranger. On se renseigne, c'est pas donné mais à part faire demi-tour c'est notre seule option. On pique-nique sur le pouce, puis on se change avec chaussures fermées et pantalons et nous voici d'attaque.
Le ranger nous explique un peu l'éco système particulier du coin et nous guide d'abord à travers la forêt puis nous fait découvrir les sources chaudes emblématiques du parc. On va d'abord voir les sources chaudes mâles (des geysers) puis les femelles (des sortes de marre bouillonantes). A chaque fois, les paysages changent radicalement c'est quand même impressionnant. Impossible d'ignorer l'origine volcanique des lieux. Il nous explique aussi le caractère sacré de ces sources pour les anciennes populations. La ballade est quand même sympathique, d'autant plus qu'à plusieurs reprises, nous avons pu observer des collobes blancs et noirs : de jolis grands singes à la silhouette très esthétique.
Après notre visite, on reprend la piste qui vient juste d'être dégagée. Mais on avance pas bien vite et on s'aperçoit qu'on arrivera bien trop tard au village de Budongogy où il n'y a pas vraiment d'endroit pour passer la nuit et autant le coin est tranquille de jour, autant la nuit c'est une autre histoire. Alors finalement on fait demi-tour et on reprend la piste par laquelle on est arrivé. On nous a expliqué qu'il est possible de rejoindre la nouvelle route d'accès qui est en train d'être construite en bas mais impossible de la rejoindre alors on traverse de nouveau les montagnes.
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La région doit être très fertile car il y a des fermes partout |
Un arc en ciel domine la montagne |
Un peu avant Fort Portal, il commence à pleuvoir et sur ce genre de piste de montagnes, ce n'est pas l'idéal alors on accélère un peu le pas pour ne pas être embêté. On ne flâne pas trop sur notre petite piste du retour, à part quelques courses sur le bord de la route. Comme c'est la dernière fois qu'on l'emprunte on essaie de s'imprégner au maximum des paysages et de l'atmosphère particulière qui se dégage de cette région si attachante.
Kenya - Ouganda 2011 / Ouganda - 1ère partie : des sources du Nil à Fort Portal en passant par Murchinson Falls
Ca peut toujours servir :
- Visas : directement à la frontière : Visas = 50 USD par personne
- Taxe route = 54000 UGS
- 1 Euro = 3300 UGS = Uganda Shillings
- 1000 UGS = 0,30 Euro
- 1427 Kilomètres parcourus
- Litre Gas-oil : de 3600 à 3800 UGS
- Guide utilisé : Bradt Guide Uganda : très bon guide mais en langue anglaise.
- Cartographie : Tracks for Africa (T4A), un excellent outil recensant points d'intérets, hébergement, commerces, ... en plus des pistes et routes. Mais des erreurs subsistent donc toujours être vigilants et avoir une carte papier aussi !
- Repas standard du midi pour 2 (1 plat avec avec 1 boisson par personne) = de 12000 à 18000 UGS
- Repas du soir dans les lodges pour 2 (généralement plus élaboré et sans les boissons car on peut se lâcher avec du vin ! ) = de 40000 à 50000 UGS
- Murchinson Falls NP :
- entrée 2 personnes, valable 24 heures = 70 USD
- la voiture = 150 USD !!! car voiture immatriculée à l'étranger. Par contre, c'est un forfait, ce n'est pas lié à la durée de visite
- Passage du Nil en Ferry pour 2 personnes + la voiture, forfait pour toute la journée = 24000 UGS
- Croisière bateau organisée par le Paraa Safari Lodge (www.Paraalodge.com), pour 2 personnes, à faire absolument ! = 48 USD
- Camping Jinja - Explorers River Camp (1 nuit / 2 personnes + la voiture) = 10 USD.
- En savoir plus : www.raftafrica.com
- Camping Kampala - Red Chili Camp (1 nuit / 2 personnes + la voiture) = 10 USD.
- En savoir plus : www.redchilihideaway.com
- Camping Nord du Murchinson Falls NP - Murchinson Safari Camp (1 nuit / 2 personnes + la voiture) = 40000 UGS.
- Camping extérieur du Murchinson Falls NP - Nile Safari lodge Camping (1 nuit / 2 personnes + la voiture) = 20 USD.
- Contact : info@geolodgesafrica.com
- Camping intérieur du Murchinson Falls NP - Red Chili Rest Camp (1 nuit / 2 personnes + la voiture) = 10 USD.
- Camping Fort Portal - Chimpanzee Guesthouse (1 nuit / 2 personnes + la voiture) = 20000 UGS.
- En savoir plus : www.chimpanzeeforestguesthouse.com
- Ballade à pied escortée et guidée par un ranger dans Semliki NP : 40 USD par personne, entrée du parc incluse
- Uganda Wildlife Authorithy : Organisation gouvernementale qui régit les parcs naturels en Ouganda : www.uwa.org, www.ugandawildlife.org
- Bière = 3500 UGS
- Soda = 2000 UGS
- Bananes = 1000 UGS
































































