Namibie-Botswana 1ère partie - Namibie : Remontée des rivières du désert de Kaokoland jusqu'à la vallée de Marienfluss
Vendredi 30 Mai
France - Windhoek
Malgré nos places « confort » dans l'Airbus A380, on n'a pas vraiment passé une bonne nuit dans l'avion car nous étions près des cuisines et c'est vraiment bruyant, quasiment tout le temps du vol. Bref, on est crevés quand on arrive le matin à Joburg et pourtant, pas le temps de se relâcher car on doit enchaîner sur un autre vol pour Windhoek. Le challenge c'est qu'en un peu moins de 2 heures on doit sortir de l'avion, récupérer nos bagages, passer les contrôles, s'enregistrer pour le vol de British Airways puisqu'on n'a pas pu le faire sur internet et embarquer. Tant bien que mal, on récupère nos bagages et on fait les formalités de sortie mais on doit changer de terminal. A ce moment là, on s'aperçoit que notre vol est en train de terminer la phase d'enregistrement : ça s'annonce très sportif. Heureusement, interpellé par nos mines un peu défaites, un officiel s'approche de nous et on lui explique la situation. Il nous prend en charge, nous guide pour passer au plus vite et grâce à lui, on passe tous les contrôles très rapidement et on arrive enfin à la porte d'embarquement. Le vol a pris un peu de retard et pour une fois, ce sera une bonne nouvelle. On remercie notre guide avec un bon pourboire qu'il attendait avec empressement, tout le monde est content. Quand peu après nous montons enfin dans l'avion, on pousse un gros soupir de soulagement.
Deux heures plus tard, nous arrivons au petit aéroport de Windhoek, où Serge et Jacline, les parents de David, nous accueillent chaleureusement. Ils ont même récupérés Totoy après lui avoir fait faire une révision et changements de pneus qu'on avait organisés depuis la France avant notre départ. Vraiment super, on peut se consacrer entièrement au voyage. Sauf que nos bagages ne sont pas tous arrivés, il en manque un. Bingo, c'est celui qui contient le chauffe-eau pour remplacer celui de Totoy qui est cassé et qu'on ne trouve pas sur place. On dépose réclamation et on peut enfin partir. Serge et Jacline qui sont sur place depuis plusieurs jours ont trouvé un super camping dans une belle ferme très tranquille pas très loin et ils ont eu en plus la bonne idée de réserver 2 chambres histoire de bien se remettre.
L'endroit est vraiment très agréable et le personnel très sympa. On se relaxe avec un tea-time des plus appréciables et des gâteaux faits maison délicieux. Quel plaisir de pouvoir se détendre ainsi, nous voilà très vite plongés en mode vacance.
Nous terminons l'après-midi par une promenade bienfaisante aux alentours de la ferme avant de diner dans le restaurant prés de la cheminée car les soirées sont déjà bien fraiches. Puis morts de fatigue, on se couche dans un lit bien confortable pour une nuit qu'on espère réparatrice.
Samedi 31 Mai
Windhoek - Outjo
Notre lever matinal dans la tranquillité et la beauté des lieux est très vite troublé par un appel téléphonique du service de bagages de l'aéroport de Windhoek. Mon anglais n'est pas au top mais je comprends très vite qu'il y a un problème avec notre sac. Apparemment, British Airways refuse de l'embarquer sur le vol d'aujourd'hui car il contient un objet trop dangereux, j'imagine que c'est le chauffe-eau bien sûr. J'ai beau expliquer qu'on est venu de France avec et que Air France qui est une compagnie sérieuse l'a embarqué sans problème, ils ne veulent rien entendre. C'est déjà pas facile d'expliquer en français que c'est un système pour chauffer l'eau qui se greffe sur le système de chauffage de la voiture pour avoir de l'eau chaude, alors en anglais et en plus au téléphone, mission impossible. Ils me demandent donc mon autorisation, mais en fait je n'ai pas vraiment le choix, d'ouvrir le sac, d'enlever ce fameux objet et à ce moment là ils nous l'envoient par le vol prévu. Je me mets rarement en colère mais ce coup-ci, je ne peux pas résister et la pauvre interlocutrice à l'autre bout du fil en fait malheureusement les frais alors qu'elle n'y ait pour rien. Résignée, je finis par leur donner mon accord mais j'exige qu'ils nous mettent le chauffe-eau de côté pour qu'on vienne le récupérer à la fin de notre voyage dans un mois puisqu'on retournera à Johannesbourg à la fin. Je n'y crois pas beaucoup mais histoire d'enfoncer le clou, je leur signale que c'est un produit cher, que j'ai la facture et qu'ils en sont responsables. Et puis on a déjà eu des déboires avec British Airways et ça commence à bien faire !
Après cette grosse bataille de bon matin et enfin remise de cet énervement passager, on prépare notre départ qui de fait sera tardif. Heureusement, Serge et Jacline avaient fait des courses, donc on pourra au moins se passer de l'étape ravitaillement. On attend le début d'après-midi et on passe à l'aéroport pour récupérer notre bagage mais sans notre fameux chauffe-eau, on devra se passer d'eau chaude pour le voyage. Je m'excuse platement auprès de l'interlocutrice que j'avais au téléphone en lui expliquant pourquoi je me suis énervée. Elle ne m'en tient pas rigueur et se montre même compatissante. J'imagine, même si ce n'est pas une excuse, qu'elle doit avoir l'habitude, je n'envie pas son boulot !
Nous quittons l'aéroport vers 14H alors que nous avons plus de 300 kilomètres à faire et la nuit tombe tôt en cette saison. On verra bien jusqu'où on ira. Eh bien pas bien loin, au premier contrôle de police à la sortie de Windhoek, un des policiers fait du zèle et nous enquiquine, une fois de plus à cause de notre auto-collant souvenir de notre assurance tanzanienne et qui est bien sûr périmé. Une fois de plus je dois expliquer que c'est un simple souvenir, mais il est focalisé sur la date d'expiration. Je lui débale tous nos papiers, Carnet de passage en douane, Cross Border Permit, assurance, carte grise, permis international, assurance, … Après plusieurs minutes d'explications, il finit par nous laisser partir, enfin. Décidément, ils n'aiment pas cet auto-collant en Namibie.
Une fois sur la Nationale B1, on roule sur la longue ligne droite, sans grand trafic d'ailleurs pour arriver de nuit et dans le froid à Outjo. On aurait aimer un camping plus sympa mais c'est déjà pas mal d'en avoir trouvé un. Ce n'est pas ce soir qu'on prendra le temps de retrouver nos marques avec la voiture. Mais le principal est là, le voyage a bel et bien commencé.
Dimanche 1er Juin
Outjo – Khowarib Schlucht
La nuit a été plus froide que ce qu'on pensait et le réveil dans la fraicheur matinale est un peu difficile pour une première fois. On reprend nos habitudes petit à petit, il faut se rappeler où les choses sont rangées et surtout dans quel ordre. Tout ça va revenir très vite. Outjo est une petite ville plutôt moderne et on est surpris de voir des magasins ouverts un dimanche alors on se laisse tenter et on fait un complément de courses et de carburant. On reprend la route, toujours aussi longue et rectiligne pour remonter jusqu'à Kamanjab. On fait de nouveau un ravitaillement en carburant tant qu'on en trouve encore puis on prend la C35. Le soleil a fait son œuvre et maintenant on a bien chaud par rapport à ce matin. D'ailleurs, on se fait un plaisir de pique-niquer bien à l'ombre d'un bel arbre vu que le soleil tape très fort maintenant. On quitte la C35 pour une piste, début de nos aventures dans le Kaokoland. Nous traversons de jolis paysages de savane blonde avec des mopanes et en arrière-plan, les montagnes. Au fur et à mesure qu'on avance, le dosage de savane et d'arbres varie.
On arrive au point de contrôle vétérinaire de Kamdescha. Quand on y était passé en 2008, ce n'était qu'un amas de quelques cahutes, cette fois-ci ce sont de beaux bâtiments tout neufs. On s'enregsitre et comme on va dans le bon sens, on garde toute notre viande … heureusement ! On passe de l'autre côté de la barrière vétérinaire où les paysages sont toujours aussi beaux. On traverse ensuite une sorte de pan couvert d'arbres avant de rejoindre de magnifiques falaises rouges. Les montagnes se font de plus en plus imposantes, c'est superbe. Puis on s'enfonce dans les gorges en suivant le lit de la rivière Ombonde. Le sable est très mou et les voitures peinent alors on est obligés de dégonfler les pneus. Comme les moteurs sont soumis à rude épreuve, on tente de les soulager en essayant une coupe sur la berge. Mais on doit sans cesse slalomer entre les arbres avec de gros passages de fech-fech alors on renonce. C'est mieux de rester dans le lit asséché de la rivière.
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Une pause bien méritée sous un des grands arbres qui borde la rivière asséchée |
La rivière Ombonde est bordée de grands arbres et aussi d'imposantes falaises |
Tout à coup, surprise ! On se retrouve avec de l'eau dans la rivière et des berges recouvertes de superbes pelouses d'herbe d'un vert éclatant. Après des heures passées dans des coins arides à manger de la poussière, cette eau et cette verdure sont comme une révélation. On a véritablement la sensation que la vie est présente et reprend le dessus, c'est magnifique. Même si on n'est pas très loin du but, on se demande quand même comment on va parvenir à notre destination. On s'en tient bien sûr à la piste en suivant les traces les plus fraiches. Finalement la piste traverse la rivière pour la quitter définitivement. Alors qu'on se croyait bientôt arrivés, on progresse très lentement. La piste suit un relief difficile car on n'arrête pas de franchir des sortes de mini-canyons, sans compter les innombrables zones de fech-fech qu'il faut passer. Puis on traverse de nouveau la rivière et on retrouve une piste qui s'avère tout aussi chaotique que la précédente. Mais cette fois-ci on arrive enfin à notre campsite. On est super contents d'y arriver car en plus c'est un camping communautaire et l'accueil y est très chaleureux. Cerise sur le gâteau, nous avons la chance d'avoir un superbe emplacement qui domine la rivière Ombonde et les alentours.
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Pour notre plus grande surprise, il y a de l'eau dans le lit de la rivière |
Incroyable de voir des paysages aussi verdoyants au coeur d'un tel désert |
La soirée est douce et très agréable. Le T-bone grille sur le braai, le ciel constellé d'étoiles assure à lui seul le spectacle. Il n'y a pas un bruit, ou plutôt si, il y a pleins de bruits mais ce ne sont que ceux produits par les habitants de la nature. Les grenouilles coassent à tue-tête et d'autres bestioles non identifiées profitent de la fraicheur pour se faire entendre. On a vraiment l'impression de faire partie de ce tout, de n'être qu'un élément de cet univers constitué d'une multitude et pourtant qui ne fait qu'un. Cette sensation nous remplit à chaque fois d'un sentiment profond de sérénité qu'on est heureux de retrouver. Les choses simples reprennent l'importance qu'elles ne devraient jamais quitter et c'est ainsi qu'on se retrouve à passer la soirée à observer les agissements d'espèces de criquets géants qu'on a même plaisir à nourrir avec des pelures de carotte !
Lundi 2 Juin
Khowarib Schlucht – Puros
Le côté idyllique de la nature n'occulte en rien les désagréments qui parfois en découlent. Nos voisines les grenouilles ont décidé de s'adonner à un concerto forcené toute la nuit. Ca n'a pas gêné tout le monde mais moi oui ! Alors forcément, ce matin le réveil est plutôt difficile. Mais le magnifique panorama qui s'offre à nous un peu plus loin sur la falaise nous fait vite oublier tout cela. Du haut de notre promontoire, on peut admirer la vallée de la rivière Ombonde. Ici, elle s'écoule toute l'année. Même si elle peut se retrouver réduite à un mince filet d'eau comme aujourd'hui, il y a toujours de l'eau. Avec sa verdure et ses élégants palmiers, le lieu n'a rien à envier aux belles oasis du Sahara. Les animaux sont nombreux à venir s'y abreuver comme en témoignent les traces laissées sur les berges mais ce matin, il n'y a personne.
Un dernier coup d'oeil sur ce magnifique point de vue et on prend la route pour rejoindre très vite une gravel qui nous emmène à Sesfontein. Dernier point de civilisation avant le désert alors on fait halte pour un café dans l'ancien fort allemand reconverti en un très agréable lodge.
Un peu plus loin, on attaque la piste par une partie assez pénible avec beaucoup de zones de fech fech, un peu comme la veille. Heureusement, on arrive vite dans le lit d'une rivière qu'on remonte gentiment. Au début, le lit est assez étroit et nous sommes entourés de petits arbres. Puis le cours de la rivière s'élargit et les arbres deviennent majestueux, le spectacle est grandiose. On profite de la présence et surtout de l'ombre de ces grands arbres pour faire une halte pique-nique.
On continue à remonter le lit de la rivière Hoanib avec encore plus de bonheur puisqu'on a la chance d'y apercevoir quelques animaux. Oryx et girafes veulent profiter eux aussi de la relative fraicheur apportée par l'ombre des grands arbres. On a même la chance de rencontrer une famille de ces incroyables éléphants du désert. Quand on connait l'environnement dans lequel ces pachydermes ont l'habitude d'évoluer, c'est vraiment incroyable de se dire que ceux-ci ont pu s'adapter à ce point à des conditions aussi extrêmes.
Passé Amspoort, on quitte la rivière Honaib pour remonter dans les plateaux. Les paysages sont très différents mais toujours très beaux bien que plus dépouillés. Malgré tout, la vie est bien présente puisqu'on croise régulièrement des oryx ou des springboks. A vol d'oiseau, on n'est pas très loin de la Skeleton Coast et parfois le vent plus frais que l'on sent nous rappelle que l'océan atlantique n'est qu'à quelques kilomètres.
Plus on avance, plus la végétation se fait rare. Les arbres ont disparu, seuls de rares arbustes rabougris font encore illusion. Le vert a lui aussi disparu de l'horizon laissant la place à une herbe séchée et jaunie. Et pourtant, c'est formidablement beau. L'immensité dans laquelle on évolue est tout simplement grisante. Au loin, sur notre droite une barrière de montagnes rouges s'élève, comme une frontière. Manifestement de l'eau doit s'écouler à ses pieds, car une ligne d'arbres verts surgit au cœur de la savane blonde. Pour couronner le tout, attirés par cette manne providentielle, des troupeaux de springboks ou d'oryx s'éparpillent sur toute cette plaine pour paître. C'est somptueux.
A un croisement de pistes, on s'arrête pour y faire une pause tout en admirant ces panoramas grandioses. On repart par la piste de gauche qui nous emmène ensuite au début du canyon. La piste devient plus difficile et les paysages encore différents. Plus désolés au début avec beaucoup de pierres et de roches. On s'arrête de nouveau pour faire une pause quand on s'aperçoit qu'on a perdu notre auvent. On essaie de rassembler nos souvenirs pour savoir à quel moment de la journée on aurait pu le perdre. On est quasiment sûr de l'avoir vu à la pause du croisement de pistes. On décide alors de faire demi-tour pour le retrouver tandis que Serge et Jacline vont continuer jusqu'à Puros. On n'est pas vraiment enchantés à l'idée de se retaper la mauvaise piste mais on n'a pas le choix si on veut retrouver notre auvent. Aussi bizarre que cela puisse paraître, la piste nous semble moins pénible dans l'autre sens. On arrive enfin au croisement où on s'est arrêté pour la pause mais point d'auvent. On décide de remonter encore un peu plus loin jusqu'au début de la savane où on était passés derrière les parents de David. Au bout d'à peine 2 km on retrouve notre auvent parterre juste au bord de la piste ! Tout content de notre trouvaille, on le refixe sur la voiture avec des attaches supplémentaires et on repart dans l'autre sens pour la piste qui s'avère de nouveau pénible. On finit par enfin arriver au début du canyon. C'est superbe même avec la lumière de fin de journée qui décline. La piste suit le cours de la rivière mais comme il y coule encore de l'eau, on slalome d'une berge à l'autre. Le soleil ayant disparu derrière les montagnes, il fait de plus en plus sombre jusqu'à l'obscurité complète. Dans ces conditions ce n'est pas du tout évident d'avancer sans perdre la piste de vue. Il fait nuit noire et on a encore une dizaine de kilomètres à faire dans ces conditions. Finalement, on arrive à rejoindre Serge et Jacline au campsite communautaire de Puros. Même si eux aussi sont arrivés tardivement, ils ont pu faire la reconnaissance des lieux à la lumière du jour et ils ont pu tranquillement monté le camp. Situé tout près de la rivière Hoarusib, au cœur du bush, le camping est régulièrement visité par les animaux attirés par l'eau potentielle et sa végétation environnante.
Ce soir nous avons la chance d'avoir deux invités sauvages pour la soirée. Un éléphant de taille moyenne, un peu timide qui teste les différents arbustes alentours et plus tard un autre, bien plus costaud, qui jette son dévolu sur le bosquet d'à côté et qui du coup transforme notre parcours pour l'évier et les sanitaires en véritable petite aventure. Tant que chacun reste dans son périmètre en gardant calme et mesure, la cohabitation devrait se faire sans histoire pour lui et avec grand bonheur pour nous.
Mardi 3 Juin
Puros - Otjihaa Pass
Comme Puros est un vrai village, nous allons faire un tour à l'échoppe pour acheter de l'eau mais il n'y en a pas. On nous indique le bar d'à côté où on trouve notre bonheur.
Puros est probablement un de mes endroits préférés en Namibie, surtout quand on y arrive par les pistes de lits de rivière comme on l'a fait. L'un des plus beaux points de vue que l'on puisse s'offrir est depuis le Jan Joubert Koppie. Les panoramas sur les différentes vallées environnantes sont à couper le souffle en particulier, celui qui donne sur la rivière et l'oasis attenante. Que c'est beau ! La Namibie est sans conteste le pays des grands espaces et de la beauté sauvage.
Nous quittons ce merveilleux endroit par le nord, toujours en remontant le lit de la rivière Hoarusib, bordé par endroit par de gracieux palmiers. Sur plusieurs kilomètres, ce décor cerné par de hautes montagnes est absolument magnifique. Nous avons de nouveau la chance de croiser trois éléphants du désert puis plus loin un solitaire. On continue d'avancer dans le lit majestueux de la rivière qui se transforme peu à peu.
Puis on quitte la rivière Hoarusib pour passer dans les montagnes avec des panoramas incroyables à la beauté très rude. Il ne doit pas y avoir beaucoup de monde qui passe par ici. Nous arrivons à surprendre à plusieurs reprises de petites troupeaux de zèbres de montagne. Quel bonheur de pouvoir apercevoir des animaux sauvages toujours libres dans leur milieu naturel. Après ce passage, nous redescendons dans le lit d'une nouvelle rivière, la Khumib. Il n'est pas aussi beau et grandiose que celui de la Hoarusib mais les montagnes alentour avec leurs reflets ocres, mises en valeur avec la savane blonde qui s'étale à leurs pieds sont très belles. Il fait très chaud et trouver un arbre suffisamment grand pour nous faire assez d'ombre s'avère plus compliqué que ce matin. On arrive quand même à trouver l'oiseau rare pour notre halte pique-nique habituelle. Nous ne sommes pas les seuls à vouloir échapper à la chaleur. En ce début d'après-midi, beaucoup d'oryx s'installent à l'ombre des arbustes. Mais dans ce lit de rivière devenu assez étroit, ils nous aperçoivent au dernier moment et quand on arrive, ils se lèvent et galopent dans tous les sens. Les oryx ne sont pas les seuls représentants de la faune locale qu'on puisse admirer. Nous sommes surpris de voir autant de zèbres au pied des montagnes. On dirait que les différentes espèces se sont partagés le territoire : la rivière et les berges pour les oryx, les montagnes et leurs flancs pour les zèbres.
La piste sort de la rivière et devient une piste plus classique traversant ces immenses étendues sauvages. Après plusieurs kilomètres assez roulants, on débarque dans un village, Orupembe, le carrefour des pistes de la région. C'est le seul coin de civilisation à des kilomètres à la ronde, il y a même un poste de police et surtout un petit shop où on peut s'approvisionner avec quelques produits mais par contre ils ont de la bière bien fraiche alors forcément on y fait une halte pour une pause bien méritée. Derrière, un puits draine tout le bétail du coin et ça met pas mal d'animation. Orupembe est un village poussiéreux et désolé mais après avoir roulé quasiment toute la journée sans voir personne, difficile de passer sans s'arrêter.
Nous reprenons la route par une piste qui s'enfonce dans les montagnes vers la passe d'Otjihaa. On alterne entre la piste de montagne bien rocailleuse et piste qui traverse de jolis plateaux sablonneux couverts de forêts de mopane. Régulièrement, on tombe sur d'anciens kraals abandonnés, on ne sait pas trop si ces camps temporaires sont laissés par les Himbas jusqu'à la prochaine saison ou définitivement.
En fin de journée nous retrouvons de nouveaux des plateaux sablonneux avec nos premiers baobabs. Nous croisons un couple de Himbas qui semble aller chercher de l'eau quelque part. Le coin est magnifique, alors au lieu d'attaquer de nouveau la montagne, on décide de chercher un endroit pour bivouaquer. Le soleil est encore assez haut, on peut tranquillement profiter des lieux pour nous seuls. Pour une fois, nous avons le temps d'explorer un peu les alentours.
On observe, entre autres, une impressionnante colonie de fourmis dont nous remontons la piste sur plusieurs dizaines de mètres, à leur échelle, cela représente une distance phénoménale. Tout du long, on voit distinctement les soldats postés de chaque côté de la colonne, faisant face à une attaque potentielle d'ennemis éventuels. Au centre, des milliers ou plutôt des millions de fourmis s'activent, certaines chargées d'un précieux butin qui ira nourrir la fourmilière installée plus loin. Tout ce petit monde entièrement dédié à la tâche qui lui revient forme un spectacle assez bluffant. C'est en remontant la piste des fourmis qu'on découvre un peu plus loin de nous les traces d'un campement abandonné, nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé l'endroit agréable.
Mercredi 4 Juin
Otjihaa Pass - Opuwo
Le lever se révèle aussi enchanteur que la soirée d'hier dans la quiétude des alentours à peine troublée par un petit troupeau de springboks qui broute au loin.
Nous reprenons la piste qui repart dans les montagnes avec un morceau de choix pour démarrer la journée : la passe d'Otjihaa. La piste n'est pas géniale, c'est une piste de montagne caillouteuse mais pas trop mauvaise non plus. On évolue dans de beaux paysages de montagnes couvertes de forêts d'arbres, ce qui est nous surprend assez, on s'imaginait le coin plus désertique. En plus des habituels mopane, on peu y trouver d'autres arbres très particuliers, certains ont le tronc très clair, presque argenté, tandis que d'autres ont une écorce pourpre qui vire sur le rouge avec les rayons du soleil alors que d'autres sont tout dégarnis et ne possèdent plus que des espèces de bogues poilus qu'on pourrait prendre pour des décoration de Noel. Une diversité dans le végétal vraiment étonnante qu'on ne s'attendait pas à rencontrer, en tout cas pas ici. Arrivés en haut de la passe d'Otjihaa, le panorama sur la chaine de montagnes qui s'étend à perte de vue est à couper le souffle. Cela nous promet encore quelques heures à rouler sur cette piste plutôt cahoteuse.
En fin de matinée on laisse enfin les montagnes pour une grande plaine avec des pistes plutôt sablonneuses et donc plus roulantes. On se retrouve au coeur d'une vallée cultivée comme en témoignent les nombreux champs de mil et donc relativement peuplée. On fait un détour par le dam d'Ovivero, un petit lac de barrage artificiel, qui dans ces milieux aussi arides, attire beaucoup de monde. Nos espoirs ne sont pas déçus. Des nuées d'oiseaux et d'hirondelles virevoltent comme des fous au dessus du lac. Ils rasent la surface de l'eau pour prendre une becquée du précieux liquide et s'en retournent dans le ciel pour tourbillonner dans un ballet incessant. Pendant ce temps, plusieurs troupeaux de vaches défilent pour s'abreuver et certaines même en profitent pour rester dans l'eau et prendre le frais. Leurs gardiens, de fiers bergers Himbas, surveillent attentivement leur précieux bétail tout en prenant un peu de repos à l'ombre bienfaisante des arbres tandis que d'autres discutent, s'échangeant probablement les dernières nouvelles du coin. La scène à défaut d'être bucolique est très belle et ne demande qu'à être gravée comme souvenir en photos. Mais dès que je sors l'appareil, on vient nous demander de l'argent. J'explique à nos interlocuteurs que je ne prends pas les gens en photos mais uniquement le paysage car c'est une belle scène. Ils me rétorquent que le bétail, comme c'est eux qui l'élèvent et qui en prennent soin est soumis aux mêmes règles et donc il faut aussi payer pour les photographier ! Sacrés Himbas, ils sont vraiment durs en affaire. Comme je n'aime pas payer pour prendre des photos, je leur dis que je respecterai leurs consignes même si je trouve ça exagéré et discutable et je range mon appareil. Dommage, mais le principal c'est bien d'avoir vu et vécu un tel moment.
Plus on avance sur la piste, plus on rencontre du monde. La plupart des hameaux possèdent de grandes citernes remplies d'eau où les gens vont se servir. La modernité est arrivée jusqu'ici et c'est tant mieux si elle facilite la vie des Himbas tout en leur permettant de perpétuer leur mode de vie ancestral.
Arrivés au gros village de Otjitende, on tourne en rond pour trouver la piste pour Okangwati où on voudrait se ravitailler en carburant. Finalement, on s'y perd et on atterrit devant l'école, alors on en profite pour leur donner les boites de stylos qu'on avait emmenées. A force de demander, on trouve la bonne piste et un peu plus loin, on s'arrête pique-niquer sous de grands arbres car il fait encore très chaud. On repart ensuite sur la piste qui très vite attaque de nouveau les montagnes. Mais cette fois-ci, la piste devient de plus en plus dure et nous réserve même des passages très rudes, limite trialisants. En plus, par endroit, elle devient particulièrement étroite et la progression s'avère difficile et monopolise toute l'attention des conducteurs. En regardant de plus près les cartes et mes notes de préparation de voyage, on voit que les 48 kilomètres nécessitent plus de 3 heures. On comprend alors qu'on s'est embarqué bel et bien dans une petite galère et ce détour que nous n'avions pas prévu initialement mais décidé par mesure de sécurité pour avoir plus de carburant en faisant quelques kilomètres va nous coûter plus cher en terme de temps et un peu de stress tout de même. Mais quelque part, ça nous fait un bon entrainement pour la Van Zyl Pass.
Avec patience, on vient à bout de toutes les montagnes et la piste s'améliore quand même sur la fin mais on y passe tout l'après-midi. Du coup, pour dormir ce soir au pied de la Van Zyl Pass, c'est fichu, il va falloir trouver un moyen de rattraper ça plus tard. Maintenant qu'on est sortis des montagnes, on voit beaucoup de campements Himbas sur la piste et alentours, c'est très beau. Un peu avant d'arriver à Okangwati, on a même droit a de superbes paysages avec une grande rivière bordée de palmiers dont on traverse le lit asséché.
Okangwati est un gros point sur la carte, mais ce n'est qu'un village tout poussiéreux de plus et pas très équipé.
On décide de redescendre jusqu'à la ville d'Opuwo, qui a le mérite d'être bien fournie en commerces, supermarchés et station essence et surtout qui a un beau lodge qui fait aussi camping avec un bon restaurant. On rejoindra Van Zyl Pass par une bonne piste demain ce qui nous préservera avant d'attaquer les hostilités. Pour l'heure, la gravel C43 nous semble une véritable autoroute comparée aux pistes rocailleuses qu'on vient de parcourir pendant des heures. Mais chaque type de piste a ses pièges et il faut rester très vigilant car le gravier est très traitre pour l'adhérence des véhicules et les passages de ruisseau avec des pentes abruptes n'autorisent aucun mauvais calcul sur la vitesse à avoir pour les aborder.
On arrive juste à la nuit tombée et on se paye un bon repas au restaurant, profitant ainsi de l'ambiance de ce beau lodge.
Jeudi 5 Juin
Opuwo - Marienfluss Valley
Opuwo est la capitale de la région depuis quelques années et cette ville a connu un développement assez spectaculaire à l'échelle de la Namibie bien sûr. Il y a quelques supermarchés et stations d'essence donc on y fait le ravitaillement eau, carburant et produits frais pour plusieurs jours. Cela nous prend plus de temps que prévu et nous permet de parcourir un peu la ville pour dénicher ce qu'on veut. L'atmosphère qui règne ici est assez indescriptible. C'est un mélange de développement à l'occidentale dans une ville poussiéreuse d'Afrique , de carrefour touristique et de grosse bourgade rurale vers laquelle convergent beaucoup d'ethnies des environs parmi lesquelles les fameux Himbas. Certains sont vêtus de façon moderne mais beaucoup gardent la tenue traditionnelle très spectaculaire dans un tel environnement. En tout cas, tous semblent attirés par le miroir aux alouettes qu'est cette ville : le temple de la consommation et de l'amusement, les bars tournent à plein régime dès 9H du matin. Tout ça donne une ambiance très particulière, très Far West.
Les Himbas ne sont pas les seuls présents, il y a entre autres une ethnie dont je ne connais pas le nom, qu'on repère facilement par la tenue des femmes réduite au minimum, avec par contre des colliers et bracelets de perles, jusque dans les cheveux. Nous les avions déjà croisées en Angola, lors de notre traversée de l'Afrique il y a 10 ans. Une de ces femmes m'aborde à la station d'essence pendant qu'on fait le plein. Elle vend des babioles aux touristes. Je ne suis pas intéressée mais devant son énergie et son sourire, je finis par céder. Au moment de conclure l'affaire, je me rends compte qu'elle ne sait pas compter. Je me demande comment elle peut y arriver sans savoir compter et je me dis qu'elle doit souvent être perdante sur les marchés. On parle souvent de l'illettrisme mais pour beaucoup de monde c'est probablement plus important d'apprendre à compter que d'apprendre à lire et à écrire.
Une fois tous les stocks faits, on prend la bonne piste qui nous mène jusqu'à Etanga. On y traverse beaucoup de villages Himbas. C'est très spectaculaire, surtout quand on peut voir les femmes avec leur coiffure unique, leur jupe parfois encore en peau de chèvre qui ondule au rythme de leurs pas et bien sûr leur peau recouverte d'ocre si caractéristique. Souvent elles essaient d'attirer notre attention, nous font signe alors que les hommes semblent plus en retrait.
Depuis Etanga jusqu'à un peu avant Otjitende, nous reprenons la même piste que la veille. Elle est plutôt bonne mais cette fois-ci nous la parcourons vers l'Ouest
Un peu avant le début de la passe, nous nous arrêtons pour pique-niquer et reprendre des forces. Un troupeau de vaches avec ses petits gardiens passe nous faire un petit coucou sur leur chemin.
Puis on attaque la piste de la fameuse Van Zyl Pass. Pour tout baroudeur en Afrique australe, cette passe est mythique, tout comme la Saani Pass pour aller au Lesotho et la Swartberg Pass. Après avoir franchis ces deux dernières, nous ne pouvons pas résister à l'envie de tenter cette expérience. Cette passe est réputée pour avoir des passages difficiles voire délicats et il n'est pas rare d'avoir de la casse sur les véhicules soumis à rude épreuve. Une fois qu'on a entamé son ascension, on est obligé d'aller jusqu'au bout des 14 kilomètres car c'est impossible de faire demi-tour. En effet, comme on ne peut pas s'y croiser sur la piste, elle ne peut être parcourue que d'Ouest vers l'Est. Nous voilà donc embarqués dans cette aventure.
Le début est plutôt correct mais très vite, nous sommes confrontés à un passage délicat qui oblige les conducteurs à faire une reconnaissance du terrain à pied. David se lance en premier en y allant tout doucement, une fois arrivés en haut sans problème, Serge nous suit. On s'arrête de nouveau car la descente est aussi problématique que la montée alors il faut de nouveau examiner la situation et les meilleurs passages possibles à pied. Tout à coup, on aperçoit une femme Himba qui est en train de monter à pied. Elle arrive à notre hauteur et s'assoit, exténuée. Elle a avec elle un petit bébé. Elle est à bout de souffle et on la comprend ! En voiture c'est déjà une épreuve alors à pied, on n'ose même pas imaginer !
On lui donne de l'eau et des biscuits pour se requinquer. Elle est super contente de nous trouver là. La communication n'est pas très facile vu qu'on a aucune langue en commun mais on comprend qu'elle doit se rendre à Otjitende et qu'elle vient de quelque part dans la passe. Après avoir repris quelques forces elle nous demande l'heure, visiblement elle veut arriver à destination avant la nuit. Elle réclame aussi du sucre pour mettre dans la bouteille d'eau qu'on lui donne, c'est le petit pêché mignon des Himbas. On se quitte avec de grands sourire, chacun dans sa direction.
On continue tout doucement. Heureusement la piste n'est pas aussi mauvaise qu'à ce premier passage. David doit cependant maintenanir une attention constante car avec la cellule, Totoy a beaucoup de ballant et on tangue beaucoup à chaque grosse pierre et si on tangue trop … Alors on avance tout doucement, même pas 10 km/h et on reste très concentré sur la piste.
Au bout d'un bon moment, on tombe sur un tas de pierres qui semble marquer le passage clé de la Van Zyl Pass. C'est la tradition d'y poser sa pierre alors on se fait un plaisir de ne pas déroger à la règle en déposant le témoignage de notre passage. En y regardant de plus près on a la surprise d'y découvrir la pierre d'autres amis voyageurs qui sont passés avant nous. Après cette pause, on reprend la piste, elle monte, descend dans les montagnes mais dans des pentes pas trop abruptes à part au début. Les paysages sont plutôt désolés, égayés de temps en temps par la présence de campements Himbas.
En fin d'après-midi, on arrive à un point de vue sur la vallée de Marienfluss : le panorama est à couper le souffle, c'est sublime, absolument grandiose, on a vue sur toute la plaine de la vallée. Rien que pour ça on est heureux d'avoir passé toutes ces heures sur la piste.
Mais nous ne savons pas à ce moment là que le pire passage nous attend juste après. Un très mauvais passage avec de grandes marches formées par les trous dans les roches et surtout très étroit ce qui fait qu'on peut très bien frotter les côtés ou même y rester bloqués. La pente est tellement raide qu'on a l'impression de ne pouvoir empêcher la voiture de la dévaler. On est vraiment au point critique. Après plusieurs discussions et observations, David prend le volant, mais moi je préferre descendre car avec la trouille que j'aie, je vais forcément le perturber dans sa conduite et il a vraiment besoin d'avoir tous les atouts de son côté.
A l'endroit le plus difficile, nous retenons notre souffle pour que la voiture réponde bien et que les options prises par David s'avèrent être les bonnes. Le relief du terrain est tel, que Totoy fait un croisement de pont d'anthologie, il n'y a plus que 2 roues qui touchent le sol, une des roues arrières s'est soulevée à une hauteur incroyable mais tout revient dans l'ordre quelques secondes plus tard. Terriblement impressionnant, mais ce n'est pas fini. On était tellement omnubilé par ce passage qu'on n'a pas vu qu'il y avait une très grosse marche un peu aprés et là encore, Totoy fait des figures quasi acrobatiques. Quand enfin David peut s'arrêter sur un terrain convenable, on est très soulagés de s'en tirer sans problèmes car un seul faux-pas c'est la casse assurée, voire pire. Du coup, Serge n'est pas vraiment motivé pour passer lui-même car il n'a pas la patience de David alors il lui laisse le volant. Auparavant, on se charge de mettre des pierres dans les plus gros trous pour atténuer les reliefs. Le passage se déroule beaucoup plus paisiblement. Totoy étant plus haut et beaucoup plus lourd son centre de gravité est plus haut. Du coup, il réagit avec beaucoup plus d'amplitude que le Toy de Serge et Jacline. Ce deuxième passage se déroule presque tranquillement ! La longue descente qui s'en suit est toujours très impressionnante et délicate mais pas aussi rude, heureusement pour nous.
Toujours est-il qu'on est tout heureux et surtout soulagés de se retrouver en bas dans la vallée en un seul morceau. Au pied de la montagne, un campement Himba est installé. Des gens semblent attendre quelque chose, un véhicule peut-être mais je doute qu'il ne vienne par la même piste que nous.
On s'éloigne du campement et on continue un peu plus loin pour trouver un endroit pour bivouaquer dans ces merveilleux paysages.
Namibie-Botswana 1ère partie - Namibie : Remontée des rivières du désert de Kaokoland jusqu'à la vallée de Marienfluss
Ca peut toujours servir :
- Visas Namibie : gratuit, à l'aéroport
- 1 Euro = 14 NAD = 14 Dollars namibiens
- 10 NAD (dollars namibiens) = 0,71 Euro
- Litre Gas-oil : de 13,05 à 13,25 NAD
- Cross Border Permit : Normalement, quand on entre en Namibie, on doit payer un Cross Border Permit valable au maximum 3 mois. Ce papier est exigé quand on sort du pays, comme nous n'étions pas sur place, notre storage s'est occupé de faire renouveler ce papier pour 220 NAD.
- Guide utilisé : The Bradt Guide : A mon avis, les meilleurs guides sur toute cette partie Afrique australe avec en plus un blog pour les infos mises à jour.
- Cartographie : Tracks for Africa (T4A), un excellent outil recensant points d'intérets, hébergement, commerces, ... en plus des pistes et routes. Mais des erreurs subsistent donc toujours être vigilants et avoir une carte papier aussi ! A savoir, sur certains pays comme la Namibie, Tracks for Africa édite aussi des cartes papier avec les distances et surtout les temps de trajet.
- Ouvrage spécifique : 4x4 Routes in Namibia de Jan H. Joubert : ouvrage pas très récent mais très précieux pour tout voyageur qui souhaite arpenter les pistes des contrées sauvages namibiennes comme le Damaraland et le Kaokoland mais pas seulement. Histoire, géographie, éco-système et bien sûr beaucoup d'autres infos pratiques sur les pistes, points GPS, dessins avec repères, ...
- Repas standard pour 2 (1 plat avec avec 1 boisson par personne) = de 200 à 300 NAD pour établissement style snack / resto de chaines, de 400 à 500 NAD pour les restos au standing plus élevé ou dans des zones plus touristiques.
- Hébergement : Comme pour l'Afrique du Sud, la Namibie est un pays où on peut camper dans les meilleures conditions et au meilleur rapport qualité / prix. Souvent les campings font partie d'un lodge, d'une ferme ou d'un complexe plus touristique comprenant chalets à louer, bar, restaurants et activités. Dans ce cas, le niveau de service et de confort est souvent supérieur pour que les vacanciers y passent un maximum de temps. Dans les zones plus isolées, les campsites sont souvent gérés par les communautés locales. Les services sont basiques mais ils sont par contre très bien tenus et sont l'occasion d'être en contact avec les populations locales tout en les soutenant. Eh bien sûr, reste le bivouac sauvage à condition de vérifier qu'on a bien le droit de le faire.
- Ondekaremba Afrika Farm - Windhoek :
Dans une ferme reconvertie en réserve naturelle, entre la capitale et l'aéroport, chambres, chalets et campsite. Service irréprochable, lieu calme et très agréable, très bonne adresse En plus Serge et Jacline nous ont invité !- Ondimba Country Lodge - Outjo : (1 nuit / 2 personnes + la voiture) = 200 NAD
Pas très bucolique mais tout y est bar, resto DSTV, et on n'avait pas d'autres choix !- Khowarib Restcamp - Khowarib Schlucht : (1 nuit / 2 personnes + la voiture) = 160 NAD
Campsite communautaire - Rustique et basique mais avec douches et sanitaires et surtout vue imprenable sur la gorge. Trés bon accueil.- Purros Campsite - Purros : (1 nuit / 2 personnes + la voiture) = 200 NAD
Campsite communautaire - Rustique et basique mais avec douches, WC, évier et braai privatifs. L'attrait majeur, c'est bien sûr la faune qui peut évoluer librement dans le camping surtout la nuit : vous risquez fort de partager votre soirée avec eux, en particulier avec les éléphants du désert alors attention !- Opuwo Country Lodge - Opuwo : (1 nuit / 2 personnes + la voiture) = 280 NAD
En haut d'une colline, un peu à l'écart de l'agitation de la petite ville, c'est un hotel de bon standing. Grande terrasse avec piscine qui surplombe vallées et montagnes environnantes offrant une très belle vue. Le camping est un peu à l'écart et s'avère forcément plutôt fréquenté car on peu bénéficier du confort de l'hotel et de son restaurant.- 2 bières à Orupembe : 66 NAD








































































