Tanzanie-Mozambique 1ère partie : Zanzibar

Tanzanie-Mozambique 1ère partie : Zanzibar

Tanzanie-Mozambique 1ère partie : Zanzibar

Du 27 au 31 octobre 2012

Zanzibar : Stone Town -> Pongwe -> Jozani

 

Album photos 1ère partie - Tanzanie - Mozambique 1ère partie - Tanzanie : Zanzibar

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Tanzanie : Zanzibar
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Samedi 27 Octobre

Ca y est, le jour du départ est arrivé. Cette fois-ci, nous changeons de compagnie aérienne et d'itinéraire. Nous partons de Bilbao pour Dar Es Salaam après une courte escale à Londres. On commence par batailler à l'aéroport de Bilbao car c'est un vol low cost jusqu'à Londres et on a un bagage un peu particulier à emporter (un projecteur sur pied) qu'on a mis à part et forcément cela pose problème. Après une petite bataille, on finit par trouver une solution en intégrant notre système de projecteur à l'un de nos bagages pour éviter de payer un surcout d'acheminement de bagage supplémentaire sur Dar es Salaam. Du coup, on doit déposer nos bagages pour embarquement dans une zone spéciale, on espère les retrouver à bon port, avec un petit doute quand même !

Arrivés un peu plus tard à Londres, on met presque 2 heures pour passer de notre terminal 1 au terminal 5. On a à peine le temps de faire quelques emplettes et de boire un coup et on ne se rend même pas compte que l'embarquement est en train de se terminer car il n'y a pas d'écran, ni d'annonce là où on est. Par acquis de conscience, on vérifie sur un écran les horaires en cours et là, on réalise que l'avion va peut-être partir sans nous ! On se tape un sprint phénoménal jusqu'à la porte d'embarquement qu'on avait heureusement pris le temps de repérer auparavant et on est dans les derniers passagers à embarquer. Eh oui, les gens qui courent comme des dératés à travers l'aéroport, ça vous arrive très facilement ! Après tant de péripéties, on espère que le vol va être plus tranquille et qu'on arrivera sans encombre demain matin à Dar Es Salaam.

Dimanche 28 Octobre 

Le vol s'est plutôt bien passé et on arrive au petit matin à l'aéroport de Dar Es Salaam. On doit d'abord obtenir nos visas. Visiblement, l'aéroport de Dar Es Salaam est aussi bien organisé pour les arrivées que pour les départs (voir notre précédent carnet) et on met plus d'une heure pour avoir notre beau tampon tanzanien sur notre passeport.

Mais nous ne sommes qu'au début de notre parcours de combattant. En effet, arrivés au tapis des bagages, il n'y a plus que quelques valises qui tournent encore et, ce qu'on pressentait se concrétise, nos bagages ne sont pas là ! Heureusement et à notre grande surprise, un bureau de réclamation est ouvert juste en face et on fait notre déclaration en se demandant si on a une chance de récupérer nos bagages un jour vu qu'on part dans l'après-midi même à Zanzibar. Sans grande illusion, j'insiste sur le fait qu'on doit récupérer nos bagages dans à peine quelques jours car après, on sera sur la route. Heureusement, on a pas mal d'affaires dans la voiture qui nous attend pas loin mais quand même. On décide donc d'essayer d'obtenir des dédommagements de la part de British Airways qui n'est pas la première compagnie aérienne venue. Ce qui semble évident dans n'importe quel aéroport international digne de ce nom est une autre paire de manches dans celui de Dar Es Salaam mais on est plutot motivés alors on demande à droite et à gauche car il n'y a pas de comptoirs ouverts et on finit par nous indiquer un bureau dans un bâtiment à côté. On trouve l'entrée et on gravit les 3 étages d'un bâtiment assez défraichi et quasiment désert. Il y a quand même quelques panneaux pour nous diriger et on se retrouve devant la porte du bureau de British Airways, sans grande illusion. On tape à la porte mais rien ne se passe. Dépités, on est prêt à rebrousser chemin quand on croise quelqu'un à qui on expose notre situation. Il nous dit qu'il faut aller au traitement des bagages et finalement nous accompagne dans un autre bâtiment ou apparemment se passent le tri et l'aiguillage des bagages et nous amène au monsieur représentant British Airways. Celui-ci nous dit qu'il en a encore pour un instant mais qu'il va bien s'occuper de nous et qu'on a plus qu'à retourner au bureau. On s'exécute de ce pas et après quelques minutes on se retrouve assis dans son bureau climatisé !

Le monsieur est très sympa et dit nous reconnaître. Il est arrivé par le même vol que nous ce matin même ! Bref, là où on pensait qu'il allait falloir batailler encore et encore, finalement tout se passe rapidement et de façon très carrée. Il nous remet une carte bleue créditée de 70 livres pour faire nos achats de secours et nous appelle même un taxi pour nous amener jusqu'à FPCT Center. Finalement ça valait le coup d'insister.

On arrive donc à FPCT Center où Joseph nous accueille. On lui remet les documents qu'ils attendent pour dédouaner le colis des parents de David censé être arrivé au port et on lui donne les consignes à transmettre. Puis, on part retrouver notre Totoy tout poussiéreux mais qui démarre au quart de tour et tant bien que mal récupérer des affaires pour passer agréablement quelques jours à Zanzibar.

Mais pas le temps de s'attarder car on doit retourner à l'aéroport, mais dans la partie vol domestique pour prendre notre avion pour Zanzibar. Le petit aéroport est encore plus floklo que son grand frère international comme l'illustre l'enregistrement des bagages. Au passage, on apprend que notre vol a été retardé, si tout va bien on devrait partir vers 13 heures. Décidément ! On commence à se résigner, si on arrive à Zanzibar avant la nuit, on sera content.

Le départ imminent est annoncé et on marche sur le tarmac pour monter dans un petit avion parmi la myriade d'autres aéronefs présents. Le vol dans ce coucou de taille quand même honorable puisqu'il embarque une petite dizaine de passagers, est assez impressionnant car on se trouve juste derrière le pilote ! Au décollage ça secoue pas mal et moi qui ai horreur de prendre l'avion, j'ai droit à toutes les sensations désagréables habituelles mais puissance 100 ! Heureusement, on vole assez bas et on a une vue imprenable sur la ville tentaculaire de Dar Es Salaam puis sur l'océan indien et ses merveilleux dégradés de turquoise. On peut admirer les célèbres boutres de marchandises, ou ceux plus petits des pêcheurs. En tout cas, un très beau spectacle qui m'a fait très vite passer mes angoisses aériennes. Bien que l'atterrissage s'avère moins mouvementé que le décollage, je suis bien contente de retrouver le plancher des vaches !

Installés juste derrière le pilote, on peut surveiller ses moindres faits et gestes L'arrivée sur Zanzibar n'a rien à envier aux iles du Pacifique
Installés juste derrière le pilote,
on peut surveiller ses moindres faits et geste
L'arrivée sur Zanzibar n'a rien à envier aux iles du Pacifique

A l'aéroport, ça se passe assez vite et on retrouve le taxi qui doit nous amener dans notre lodge, à l'autre bout de l'ile. Après une heure de route, on arrive enfin au Sheba Lodge, ou nous attendent Serge et Jacline, les parents de David, qui sont là déjà depuis quelques jours. Ereintés mais affamés, on casse la croûte tandis que Serge et Jacline nous racontent leur séjour dans ce petit paradis, et nous nos dernières péripéties avec le monde du transport aérien. Bien sûr, nous pensons tous au problème du colis qui a été envoyé de France par bateau il y a plusieurs semaines, qui est censé être arrivé au port de Dar Es Salaam et pour lequel, FPCT nous aide pour organiser son dédouanement et son rapatriement au centre. Ce précieux colis contient le morceau de tente de toit et les pièces détachées nécessaires pour refaire le toit du Toy des parents de David qui avait été arraché lors de son déchargement à Nairobi (voir épisode précédent). Bref, on espére que d'ici 4 jours, quand nous serons de retour à FPCT Center le colis nous attendra et David et Serge, pourront se lancer dans une séance intensive de mécanique et de réparation. Mais pour l'instant, on n'en est pas encore là et tout ce qu'on a à faire, c'est de profiter au mieux de cet endroit paradisiaque.

Après avoir pris possession de notre bungalow, on s'offre une ballade en fin d'après-midi le long de la plage découverte par le début de la marée descendante. L'endroit est très tranquille, très agréable et surtout très beau. La nuit tombe vite et après une journée aussi fatigante, on ne met pas longtemps à regagner nos quartiers pour un repos bien mérité.

Lundi 29 Octobre

Comme les parents de David sont venus en éclaireurs quelques jours avant nous, ils nous ont organisé une excursion touristique sur Zanzibar. Au programme, les grands classiques : le tour des épices et visite de la vieille ville de Stone Town, le tout avec un guide francophone, ce qui est des plus appréciable.

Zanzibar est réputée depuis des siècles dans le monde entier pour ses épices et il nous tarde de découvrir ces trésors mystérieux. On débarque dans une petite ferme, où Choukrane, notre guide nous accueille. Il a appris à parler français tout seul, sur le tas, en écoutant parler les gens. Cela arrive souvent de rencontrer des africains qui apprennent tout seul à parler des langues étrangères et ça m'impressionne toujours autant. La visite est bien rôdée, et bien que tout ça soit très touristique, cela reste quand même très intéressant de découvrir toutes ces épices lointaines enfin sous nos yeux et surtout sur pied. Le poivre, la vanille, le gingembre, le curcuma, la noix de muscade, la canelle et bien d'autres que j'oublie. Et bien sûr le clou de girofle qui est un véritable trésor national ici, tellement important que c'est l'état qui en fixe le prix. 

Incontournable sur l'île, le tour guidé des fermes aux épices Noix de muscade fraiche
Incontournable sur l'île,
le tour guidé des fermes aux épices
Noix de muscade fraiche

La visite terminée, on rejoint la capitale de l'île et on retrouve les parents de David dans un restau très populaire où nous déjeunons. On goûte quelques spécialités locales et on en profite pour observer les Zanzibarites dans ces va-et-vient incessants. On dirait que toute la ville vient s'approvisionner ici. Je fais un tour à l'arrière cuisine en attendant que les toilettes se libèrent. Un jeune cuisinier m'aborde et commence à discuter tandis qu'il prépare les feuilles des ballots d'herbes fraiches qui s'entassent et qui seront apparemment écoulées dans la journée. Très vite, ses acolytes féminines se joignent à lui et on passe un moment très sympa à discuter de tout et de rien.

On attaque ensuite la visite de la vieille ville de Stone Town en commençant par le marché aux poissons : il vaut mieux avoir l'estomac bien accroché et surtout le nez bouché ! On enchaine ensuite par le reste du marché, tout aussi impressionnant de vie et d'étalages mais heureusement, bien moins agressif sur le plan olfactif ! On serpente ensuite dans les ruelles où on peut admirer encore de très belles façades de maisons et surtout de très belles portes. Notre guide nous explique par exemple comment reconnaître une famille d'origine indienne, d'une famille d'origine arabe avec des indices laissées sur les portes. Beaucoup de maisons sont en piteux état mais heureusement la ville a été classée au patrimoine mondial de l'Unesco et certaines d'entre elles sont restaurées, souvent pour être converties en hôtel de luxe où en établissement public mais au moins elles sont sauvées. A chaque édifice, on ressent les multiples influences qui ont façonné la ville et sa très longue histoire. On se retrouve vraiment au confluent de plusieurs civilisations, c'est impressionnant. On est particulièrement touché par tout ce qui rappelle l'appartenance de Zanzibar au Sultanat d'Oman, jusqu'à en être la capitale pendant un bon moment. On a visité Oman il y a plusieurs années et on avait particulièrement aimé ce pays aux paysages fabuleux et surtout aux habitants d'une grande hospitalité. Et ça fait quand même assez bizarre de savoir que la vie de ce pays désertique est intimement lié à l'histoire de cette île radicalement différente.

Le marché principal de Stone Town foisonne également de fruits tropicaux Etal spectaculaire de poissons et crustacés séchés
Le marché principal de Stone Town
foisonne également de fruits tropicaux
Etal spectaculaire de poissons et crustacés séchés
Chaque détour de ruelle peut révéler de superbe surprise Certains bâtiments sont restaurés et ravivent avec élégance la beauté des temps passés
Chaque détour de ruelle peut révéler de superbe surprise Certains bâtiments sont restaurés et ravivent
avec élégance la beauté des temps passés
Jolie vue depuis le port de Stone Town Les dala-dala sont souvent surchargés
Jolie vue depuis le port de Stone Town Les dala-dala sont souvent surchargés

Les principales religions cohabitent également depuis très longtemps et tout ceci donne un mélange très particulier, unique et surtout très beau. Espérons que cela durera encore longtemps ainsi. La chaleur est étouffante et on ne cesse de pister la moindre part d'ombre pour se protéger des terribles rayons de soleil. Les lieux sont bien sûr très fréquentés par les touristes de tous horizons, mais on ne se fait pas sauter dessus et la visite se révèle aussi agréable qu'intéressante mais finalement épuisante avec cette chaleur.

On est bien contents de retrouver notre lodge en bord de mer bien qu'à une heure de route. On clôture cette journée de découverte par un superbe diner au bord de la plage avec un délicieux plateau de la mer. On se régale encore une fois et on apprécie à sa juste mesure ce moment privilégié.

Repas aux chandelles sur le bord de la plage pour célébrer les retrouvailles avec les parents de David

Repas aux chandelles sur le bord de la plage
pour célébrer les retrouvailles avec les parents de David

A peine couchés, on nous réveille : nos bagages sont là ! On n'y croyait plus. Il a fallu batailler ferme et c'était pas gagné. Ils nous demandaient de payer pour nous les livrer ou alors il fallait se rendre à l'aéroport, à l'autre bout de l'île pour les récupérer. Heureusement, Juma nous a beaucoup aidé et a passé plusieurs coups de fils à droite et à gauche et apparemment il a été très efficace, merci à lui.

Mardi 30 Octobre   

Nos bagages récupérés, nous pouvons enfin enfiler nos maillots de bain et profiter des eaux turquoises. Mais avant cela, nous ne voulons pas rater le délicieux petit déjeuner, concoctés uniquement avec des produits frais, un véritable délice gorgé de vitamines. Ananas, mangues, bananes, papayes, pastèques sont un pur bonheur, que cela soit en fruits frais, salade de fruit ou en onctueux jus pressés. Avec un tel repas, la journée ne peut pas mieux commencer !

Comme la marée est enfin basse, nous partons explorer la plage et ses langues de sable découvertes. Le spectacle est absolument magnifique. Nous découvrons une multitude de bestioles et autres organismes qui peuplent la mer : coquillages, cônes, crabes et crustacés et aussi des oursins très bien armés. La variété des formes et des couleurs prises par ces êtres vivants est incroyable, il y en a même qui semblent luminescents comme ces étonnantes étoiles de mer et d'étranges oursins qui ne dénoteraient pas en boite de nuit ! On avance tellement loin qu'on arrive à la barrière de corail qui fourmille de poissons multi-colores : la vie grouille de partout et forcément cela attire du monde comme les oiseaux mais aussi les villageoises qui profitent de la marée descendante pour venir ramasser des coquillages et surtout chasser le poulpe. On a droit à de belles démonstrations d'agilité, de rapidité et de réflexe !

Les bateaux attendent la marée haute pour pouvoir partir au large La mer s'est retirée, découvrant un sable à la blancheur immaculée
Les bateaux attendent la marée haute pour pouvoir partir au large
La mer s'est retirée, découvrant un sable à la blancheur immaculée
Cette fois-ci, une étoile de mer d'un rouge écarlate Dès que les coraux apparaissent, cela grouille de vie
Cette fois-ci, une étoile de mer d'un rouge écarlate Dès que les coraux apparaissent, cela grouille de vie
Des piscines naturelles se forment pour notre plus grand bonheur Une sorte d'hippocampe ne quitte plus son étoile de mer
Des piscines naturelles se forment pour notre plus grand bonheur Une sorte d'hippocampe ne quitte plus son étoile de mer

Le soleil tape vraiment très fort et on doit faire de nombreux arrêts dans les piscines naturelles formées par les bancs de sable. En continuant un peu plus loin, on arrive à l'endroit où on cultive les algues. Tout le monde s'affaire autour des « parcs à algues », surtout des femmes, les hommes sont pour la plupart en train de pêcher depuis leurs boutres. Certaines ramassent le précieux végétal, tandis que d'autres accrochent des petits paquets d'algues aux cordes puis aux piquets. On déambule dans ce dédale sous le regard bon enfant de tous ces travailleurs. L'une d'entre elles, Foade, nous interpelle, elle aime bien discuter avec les étrangers pour la changer un peu de la routine de son quotidien. Elle s'appelle Foade et a 27 ans. Elle a toujours vécu à Dar Es Salaam qu'elle a quitté pour rejoindre son mari qui vit au village alors forcément ce n'est plus du tout la même vie, mais elle apprécie quand même la tranquillité des lieux et sa nouvelle vie plus paisible. Elle nous explique le travail des algues, cultivées principalement pour l'industrie de la cosmétique. Elles mettent 3 mois pour pousser avant d'être récoltées puis séchées et vendues environ 400 shilling le kilo. Beaucoup de travail dans des conditions difficiles pour un bien maigre profit, comme trop souvent. Mais elle ne se plaint pas et nous souhaite un bon séjour. Nous laissons Foade, son attachant sourire et sa bonne humeur rayonnante, pour continuer notre découverte de cet étrange univers. Le spectacle est fascinant et cet endroit est vraiment magnifique, avec des gens tellement touchants, son souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires.

Ces algues finiront bientôt dans un pot de crème cosmétique dans une salle de bain à l'autre bout du monde A chaque marée basse, il faut s'occuper des algues
Ces algues finiront bientôt dans un pot de crème cosmétique dans une salle de bain à l'autre bout du monde
A chaque marée basse, il faut s'occuper des algues
Au bout de 3 mois, il est temps de récolter les algues Les ballots d'algues sont acheminés sur terre à dos d'homme ou sur la tête des femmes
Au bout de 3 mois, il est temps de récolter les algues Les ballots d'algues sont acheminés sur terre à dos d'homme ou sur la tête des femmes

Après un repas léger, nous repartons à la découverte d'une nouvelle facette de l'ile : la forêt de Jozani et ses collobes bais, une espèce de singes endémiques. Nous arrivons à la réserve qui abrite la forêt. Très vite on découvre une petite colonie de ces singes si particuliers avec leur pelage rouge et leur tête ébouriffée. Ils ne sont pas farouches et certains sont de véritables cabots devant l'objectif. On continue ensuite avec une promenade aménagée parmi la mangrove. Le ranger nous explique le fonctionnement de cet éco-système précieux mais tellement vulnérable. La visite est finalement très intéressante et surtout très impressionnante avec ces palétuviers tortueux. Nous rentrons finalement à la nuit tombante.

Les fourmis légionnaires et leur organisation militaire très impressionnante Collobes à tête rouge, endémiques à Zanzibar
Les fourmis légionnaires et leur organisation militaire très impressionnante
Collobes à tête rouge, endémiques à Zanzibar
On ne peut pas dire que ce singe collobe soit vraiment farouche Avec leur tête hirsute, ces petits singes sont particulièrement attachants
On ne peut pas dire que ce singe collobe soit vraiment farouche Avec leur tête hirsute, ces petits singes sont particulièrement attachants
Une promenade aménagée permet de se promener au coeur de la mangrove La mangrove et ses palétuviers enchevêtrés
Une promenade aménagée permet de se promener au coeur de la mangrove La mangrove et ses palétuviers enchevêtrés

Pour on ne sait quelles raisons, Juma a décidé qu'on mangerait ce soir au Santa Maria, lodge voisin du même propriétaire en nous promettant qu'on apercevra peut-être les fameux bushbabies.

Mais le repas se déroule dans le noir absolu car pas d'électricité et nous sommes les seuls clients : assez bizarre comme impression, surtout que nous, on aimait bien notre lodge ! Heureusement, le crabe préparé était excellent mais on a rien compris à cette histoire, ils voulaient surement être seuls ce soir où ils en avaient marre de nous voir !

Mercredi 31 Octobre

Nous nous levons relativement tôt ce matin car nous quittons l'île dans quelques heures pour revenir à Dar Es Salaam. C'est avec un pincement au cœur que nous laissons Juma et toute l'équipe de cet endroit merveilleux, nous y serions bien restés une semaine de plus !

Notre bungallow, dans ce petit paradis que nous avons du mal à quitter Le petit-déjeuner est un festival de fruits frais qui nous attendent sagement
Notre bungallow, dans ce petit paradis que nous avons du mal à quitter
Le petit-déjeuner est un festival de fruits frais qui nous attendent sagement
Un dernier coup d'oeil sur la plage idyllique de Pongwe
Un dernier coup d'oeil sur la plage idyllique de Pongwe

Nous retrouvons l'agitation de la ville et de son aéroport pour prendre un bel avion qui nous ramène sur le continent. Le vol s'effectue en quelques instants et après quelques minutes de taxi nous nous retrouvons avec une certaine appréhension à FPCT Center : le colis est-il enfin arrivé ?

Charles n'est pas là mais le manager Ruben est là. Il nous explique qu'il n'a pas pu suivre notre affaire jusqu'au bout car il a eu un accident de voiture cet été. Il a été blessé, heureusement sans gravité, mais il a été immobilisé plus d'un mois c'est pourquoi il a dû passer le relais à Charles qui devrait arriver dans l'après-midi et nous expliquer la situation.

On mange puis Charles arrive et nous explique pourquoi le colis des pièces de rechange n'est pas encore là : une partie des papiers ont été établis au nom de FPCT et d'autres à son nom et il faut régulariser le lien entre la société et Charles. En plus, il semble qu'il manque des documents. On est très déçus. On décide d'aller voir leur agent demain. On prépare quand même la voiture au cas où.

La chaleur est terriblement moite et il n'y a pa grand chose à faire mis à part attendre alors, on attend.

De nouveau, on mange le soir le repas cuisiné par la cuisinière qui n'est pas des plus souriante mais avec tout le travail qu'elle a à faire, on peut facilement le comprendre.

Tanzanie-Mozambique 1ère partie : Zanzibar

Ca peut toujours servir :

  • Visas TANZANIE : à la frontière : Visas = 50 USD par personne
  • 1 Euro = 1600 TSH = Tanzanian Shillings
  • 1000 TSH = 0,63 Euro
  • Litre Gas-oil : de 1950 à 2080 TSH
  • Guide utilisé : The Bradt Guide to Tanzania : Excellent guide en langue anglaise. Les Bradt sont très bons sur toute la partie Afrique Orientale avec en plus un blog pour les infos mises à jour.
  • Cartographie : Tracks for Africa (T4A), un excellent outil recensant points d'intérets, hébergement, commerces, ... en plus des pistes et routes. Mais des erreurs subsistent donc toujours être vigilants et avoir une carte papier aussi !
  • Taxi aéroport Dar Es Salaam - FPCT Center : 15 000 TSH
  • Transfert Queen of Sheeba - aéroport Zanzibar : 40 USD
  • Repas standard pour 2 (1 plat avec avec 1 boisson par personne) = de 10 000 TSH à 90 000 TSH
  • Queen of Sheeba - Pongwe - Zanzibar : 1 bungallow pour 2 en front de mer (1 nuit / 2 personnes) = 90 USD. Les repas ne sont pas compris. Quelques bungallows en bord de mer avec tout le confort nécessaire sans être le grand luxe. Toute l'équipe est très sympa et plein d'attention et si vous avez des besoins particuliers, ne pas hésiter à solliciter Djuma qui trouvera sûrement une solution ! Les petits déj sont délicieux avec pléthore de fruits frais tout autant que les repas avec les produits de la mer. Bref une très bonne adresse mais plutôt isolée donc si on veut faire beaucoup d'excursion ça peut être embêtant.
  • Free Pentecostal Church of Tanzania Center (FPCTCenter) - Dar Es Salaam  (1 nuit / 2 personnes) = 50 000 USD pour 1 chambre avec SDB + clim.
    Guesthouse pas du tout prévue pour le camping donc il faut louer ou se faire ouvrir une chambre pour avoir des sanitaires. Mais l'établissement est souvent complet. Les chambres sont simples mais avec sanitaires et clim en général et surtout nickel. Atmosphère particulière due à la nature même du lieu : pas d'alcool, interdiction de fumer. Possibilité de commander des repas mais pas de resto. Par contre cuisine commune. Staff très serviable et du coup on peut faire pas mal de choses. Atout le plus intéressant pour nous : gardiennage de voiture (environ 50 USD / mois) et en plus proche de l'aéroport. 

 

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